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28 septembre, 2007

Guy MOQUET – Lettre ouverte à Xavier Darcos.

Classé sous coup de colere — maresistance @ 17:21

Monsieur le Ministre,

Le 22 octobre 2007, je lirai la lettre du jeune Guy Môquet, puisque mon statut de fonctionnaire m’impose l’obéissance à ma hiérarchie. La lecture de ce texte sera l’occasion d’expliquer aux élèves comment l’école de la République a eu, à un moment donné de l’histoire française, pour fonction de construire artificiellement un sentiment d’identité nationale en enseignant aux jeunes Aveyronnais, aux jeunes Bretons, aux jeunes Alsaciens, une même langue et une même histoire. Une histoire évènementielle construite de symboles, de héros, de batailles gagnées, de monuments commémoratifs, qui n’avait qu’un seul objectif construire une identité nationale et faire naître dans le cœur de chacun un même sentiment patriotique, sentiment qui a malheureusement conduit beaucoup d’entre eux à partir à la guerre la fleur au fusil. Ce bref rappel nous permettra de poser la question de la vérité historique et de l’instrumentalisation de l’histoire par le pouvoir politique. La lecture de cette lettre sera aussi l’occasion de poser la question éthique du sens de l’obéissance. Les policiers français qui ont arrêté Guy Môquet et ses camarades, obéissaient aux ordres. Etaient-ils responsables ? Avaient-ils le choix ? Le ministre de l’Intérieur Pucheu et le sous-préfet Lecornu qui ont établi la liste des otages fusillés sont-ils coupables ? Mes élèves sont vifs d’esprit et ne manqueront pas l’occasion de faire d’eux- même des parallèles avec l’actualité : les policiers français et les préfets qui font du chiffre aujourd’hui, en condamnant à une mort certaine les sans-papiers qui ont fui leur pays, sont-ils responsables ? Sont-ils des criminels ? De même, le professeur qui devrait enseigner le sens de la critique, l’exigence de la vérité et qui se fait l’instrument du pouvoir en obéissant, est-il complice du pouvoir ? En cours de philosophie nous pourrons aborder à partir de ces interrogations la thèse d’Hannah Arendt sur la banalité du mal. Inévitablement par voie de conséquence, le débat portera sur le sens de la révolte et de la désobéissance. Peut-on désobéir à la loi ? Nous reviendrons alors sur le sens de la révolte du jeune Guy Môquet et sur la question de l’engagement.

Monsieur le Ministre, j’aurais aimé que vous puissiez venir expliquer à mes élèves que la mort de Guy Môquet n’a pas été inutile. J’aurais aimé que vous leur expliquiez comment, en créant une fonction publique forte au service de l’intérêt commun, le gouvernement issu de la Résistance avait, à la Libération, posé les bases d’une société juste fondée sur la solidarité et le respect de la dignité de tous, d’une société qui ne se fermait pas aux exilés victimes de toutes les guerres qu’elles soient politiques ou économiques. J’aurais aimé que vous puissiez leur expliquer le sens de votre engagement à servir l’intérêt commun en leur donnant de vrais moyens pour étudier, de vrais moyens pour se construire comme des femmes et des hommes libres. Malheureusement, même si vous faisiez l’effort du déplacement, je crains que vous ne puissiez être crédible. Nous lirons la lettre de Guy Môquet alors que nous ne pouvons plus assurer les heures d’éducation civique obligatoires. Mes élèves ne sont pas dupes et c’est ce qui me donne de l’espoir dans l’avenir.

Aline Louangvannasy, professeur de philosophie au lycée Rive-Gauche à Toulouse Secrétaire régionale de la CGT-Educ’action

27 septembre, 2007

Education – Lettre ouverte au Président de la République.

Classé sous coup de colere — maresistance @ 8:27

Améliorer la réussite scolaire de tous les jeunes, il n’y a rien de plus
urgent ! Vous semblez découvrir ce que nous n’avons cessé de dénoncer :
après des années de progrès constants, de hausse du niveau de formation
des jeunes, le système éducatif peine encore à remédier à l’échec
scolaire de milliers de jeunes en difficulté.

Mais il est d’autant plus urgent de traiter cette crise qu’elle
s’inscrit dans une société où grandissent les inégalités sociales et
territoriales. Les difficultés dans l’école renvoient à des difficultés
vécues au quotidien hors de l’école par des milliers d’enfants et de
jeunes. Non, tous les enfants n’ont pas les mêmes chances au départ,
tous les jeunes n’ont pas les conditions de vie, de santé, d’équilibre
qui leur permettent, sans accompagnement, d’accéder aux apprentissages,
de se projeter dans l’avenir.

Aider efficacement les jeunes les plus en difficulté, former les
enseignants pour cela, combattre les inégalités sociales et le danger
que représenterait l’instauration d’une école à deux vitesses, ouvrir un
avenir positif pour tous les jeunes, rien de plus difficile, rien de
plus compliqué sans doute, mais rien de plus indispensable pour les
jeunes, pour nous, pour l’avenir du pays. C’est pourquoi l’Ecole doit
réussir à se transformer.

C’est ce défi-là que doit relever le service public d’éducation, parce
qu’il est le seul à pouvoir le faire, pour tous, et pas seulement pour
les plus favorisés ou les « méritants ». C’est une question d’avenir,
c’est un enjeu de démocratie. « Egalité des chances » ou
« ambition-réussite », ces grands mots, tout comme les polémiques stériles
sur les méthodes d’enseignement, ne peuvent tenir lieu de politique de
transformation démocratique de l’école.

Au contraire, supprimer des milliers de postes, réduire l’offre
d’enseignement pour tous, libéraliser la carte scolaire pour laisser se
développer des ghettos scolaires, jouer la concurrence entre
établissements, annoncer un collège éclaté, favoriser l’école privée,
c’est menacer gravement le service public. Comment avancer avec une
politique guidée par la seule réduction des coûts ? Tristement
historique, la suppression de 11 200 emplois dans l’éducation nationale
(et peut-être plus dans les années à venir), s’ajoutant aux milliers
déjà subies, annonce encore plus de précarité, de difficultés, pour
tous, personnels, familles, élèves. C’est inacceptable.

L’école, les enfants et les jeunes méritent mieux. L’avenir des enfants
d’aujourd’hui, leur formation de citoyen et leur insertion
professionnelle ne peuvent pas se réduire à un problème de « rentabilité »
du système, encore moins s’organiser en sélections successives avant le
collège, les lycées ou l’université.

Leur avenir se joue dès la maternelle, il se joue dans des classes moins
chargées, dans un collège pour tous, dans la mise en oeuvre de
pédagogies et d’organisations prenant en compte chacun, permettant
l’accès de tous aux savoirs, à la culture. Il se joue certes avec des
études dirigées, mais aussi et surtout avec une meilleure cohésion de la
communauté éducative, des enseignants formés, des personnels pour
accompagner, aider à tous les niveaux enfants et adolescents.

Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre
école publique en mettant au coeur la réussite de tous les jeunes. Nous
voulons pour cela d’autres choix, un autre budget, une autre politique.
Confédération étudiante, CRAP-Cahiers pédagogiques, FAEN, FCPE,
FERC-CGT, FIDL, FSU, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Ligue de
l’enseignement, SGEN-CFDT, UNEF, UNL, UNSA Education.

 

Ce texte – pétition peut être signé en ligne : www.lettreouverteaupresident.org/?petition=1

 

21 septembre, 2007

M SARKOZY EBRANLE LES FONDEMENTS DE LA REPUBLIQUE

Classé sous coup de colere — maresistance @ 14:27

                                                                                                        

COMMUNIQUE DE PRESSE de Résistance sociale

Mme Parisot s’est félicitée du discours « FONDATEUR », « HISTORIQUE » de M Sarkozy. C’est en réalité un discours destructeur, METTANT FIN A NOTRE MODELE SOCIAL REPUBLICAIN, issu du Conseil National de la Résistance.  

  

Ce modèle s’est caractérisé par un fort secteur public, les nationalisations, l’ Education nationale, la Recherche publique, la Sécurité Sociale pour tous, la retraite à 60 ans, les 35 heures, les protections contre le chômage,  le CDI, le Code du travail et  les conventions collectives, l’échelle mobile des salaires jusqu’en 1983…Cette politique a permis à la France de devenir la 4ème puissance du monde, à la population de voir son niveau de vie augmenter 

  

Certes la mondialisation libérale initiée par Reagan et Thatcher, relayée en France par tous les gouvernements depuis 1983,  a déjà beaucoup écorné notre modèle social. Mais M Sarkozy veut y mettre un point final en imposant son « NOUVEAU CONTRAT », qui n’est que le RETOUR AU 19ème siècle :   

  

Offensive contre la Sécurité Sociale : Nouvelles franchises, TVA sociale bientôt (mais nouvelles exonérations de cotisations employeurs), allongement de l’âge de la retraite – la référence à  60 ans étant remplacée par l’activité des 55 -65 ans-, sortie du 100 % de la Sécurité Sociale des maladies mortelles coûteuses –Sida, cancer, diabète, Alzheimer…-, des handicapés, des dépendants, sommés de prendre des assurances privées, capitalisation, … 

  

Dans le Privé fin des 35 heures, flexibilité, mobilité, fin du CDI,  diminution de la sécurité que représentent encore les indemnités chômage et les indemnités de licenciement lorsqu’il est abusif, fin du SMIC, conventions collectives vidées de contenu par la primauté de la négociation au niveau entreprise… 

  

Dans le Public suppression de postes par dizaines de milliers, y compris les secteurs régaliens, fin du statut, mépris des fonctionnaires affublés d’un droit au départ avec pécule, privatisations… 

  

Il n’y a aucun dialogue social: juste une piètre parodie des pires méthodes de gestion du privé infligée aux syndicats, genre: « JE fixe les objectifs – intangibles-, vous mettez au point et exécutez ». Et en plus Sarkozy remet en cause le droit de grève dans les transports dans un 1er temps 

  

M Sarkozy a parfois vis-à-vis de l’Europe des propos qu’on pourrait approuver (critique de l’Euro fort, de l’indépendance de la BCE…). Mais c’est une ruse : dans la réalité il tente de faire approuver dans le dos du peuple le « mini Traité » qui est  la reprise quasiment à l’identique de la Constitution rejetée par les français. Ce traité modificatif grave dans le marbre  l’indépendance de la BCE…Comme dit le père de la Constitution, Giscard d’Estaing : « Les gouvernements européens se sont mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler. ».  

Sarkozy a promis à Bruxelles que ses reformes leur plairait. C’est exact. Bon élève il respecte absolument toutes les lignes directrices et autres livres blancs 

  

Résistance sociale appelle à participer aux rassemblements contre les nouvelles franchises le 29 septembre dans toute la France (Ile de France : gymnase Japy, Paris 11ème à 14 heures) 

Résistance Sociale soutient la grève des cheminots… le 18 octobre 

Résistance sociale appelle à la mobilisation la plus large possible, du privé comme du public, des jeunes, des actifs, des retraités, contre les réformes de régression sociale de MM Sarkozy – Fillon

13 septembre, 2007

Maintenant, A GAUCHE !

Classé sous Evenements — maresistance @ 7:39

FORUM – DEBAT

Samedi 20 octobre 2007 de 9h30 à 20h30

à PARIS

Vers une nouvelle force politique

pour une gauche de transformation sociale

Les élections ont porté au pouvoir une droite dure, ultra-libérale et conservatrice. Cadeaux fiscaux aux riches, peines plancher, remise en cause du code du travail et du droit de grève, franchise médicale, nouvelle loi contre les immigrés… : les conséquences sont immédiates.

L’opposition doit être à la hauteur. Sur le plan social, bien sûr, mais aussi sur le plan politique.Les principaux responsables du PS préparent une « rénovation » qui pousse à son terme le choix social-libéral, renie les fondamentaux de la gauche et prépare déjà des alliances au centre. Comment, sur cette base, opposer une logique alternative à la droite sarkozyenne ?

À la gauche du PS, les divisions bloquent l’émergence d’un projet transformateur. Aucune force existante, à partir d’elle ou autour d’elle, ne peut le faire naître. Le temps nous est compté. Une nouvelle force politique, pluraliste et moderne, s’impose. Une gauche de gauche qui affiche l’ambition de remettre en cause la logique d’un capitalisme mondialisé et destructeur, de redistribuer les richesses, de faire vivre l’égalité et la solidarité, de prendre le parti des combats pour la liberté et l’émancipation et de promouvoir un nouveau développement humain et une démocratie renouvelée. Une gauche qui, sur ces bases, s’adresse à tous, socialistes, communistes, écologistes, militants d’extrême gauche, républicains de gauche, féministes, altermondialistes. Une gauche en phase avec les quartiers populaires, les nouvelles générations militantes et l’engagement de milliers d’acteurs sociaux et culturels. Une gauche qui fait du neuf.

L’étau ne doit pas se resserrer entre un parti qui renonce à changer la vie et une gauche de témoignage.

Nous décidons de mettre toute notre énergie en faveur de la création d’une force nouvelle, résolument à gauche, qui s’inscrive dans le champ politique avec la volonté d’y bouleverser les rapports de force et de donner à un projet de transformation la majorité qu’il mérite. Nous voulons le faire avec toutes celles et ceux qui partagent cet objectif.

Contact : maintenantagauche@orange.fr

Site : http://www.maintenantagauche.org

 

Maintenant, A GAUCHE !

FORUM – DEBAT

Samedi 20 octobre 2007 de 9h30 à 20h30 à PARIS

Programme :

Accueil : 9H30

Introduction de la journée : 9h45-10h00.

Table-ronde 1 : 10h00-12h00

Comment résister à l’offensive tous azimuts de Sarkozy ?

Les mesures législatives du programme présidentiel se mettent en place. Le démontage social et républicain est en marche. Comment s’opposer à une série de mesures diversifiées, mais qui dessinent projet global qui veut mettre la société française aux normes de lamondialisation capitaliste ?

Interventions de syndicalistes, acteurs sociaux, universitaires, politiques…

Débat avec la salle.

Table-ronde 2 : 14h00-16h00

Qui doit décider et comment : les peuples ou les marchés ?

Hyperprésidentialisation de la V° République, poids accru des multinationales et des marchés financiesr sur les politiques publiques, nouveau Traité européen contournant la volonté populaire… la démocratie est toujours plus appauvrie. Comment conquérir une nouvelle capacité d’intervention des citoyens sur leur avenir ?

Interventions d’économistes et universitaires, acteurs sociaux, responsables politiques…

Débat avec la salle.

Grands témoins : 16h30-17h00

Recompositions à gauche en Europe.

Interventions de représentants de Die Linke (Allemagne) et du Bloc de Gauche (Portugal).

Table-ronde 3 : 17h00-20h00

Vers une nouvelle force politique pour une gauche de transformation sociale ?

Après 2002, la réplique de 2007 dessine une défaite sévère, mais aussi profonde car politique, idéologique et culturelle. Un nouveau projet de transformation répondant aux défis de notre temps peut-il se dessiner à partir des organisations actuelles à gauche ? Une nouvelle force politique n’est-elle pas l’instrument nécessaire d’une véritable alternative ?

Interventions de responsables de différentes organisations et courants politiques de gauche.

Débat avec la salle.

Conclusion de la journée : 20h00-20h15.

12 septembre, 2007

IBM pour une médecine du travail aux ordres ?

Classé sous coup de colere — maresistance @ 18:05

Article publié le jeudi 30 août 2007 dans   »le Patriote ». Journal progressite de la Côte d’Azur.

Alors que les phénomènes modernes de souffrances au travail se multiplient, nés du stress, de la course à l’intensification du travail, aux « performances individuelles » et au « mérite », sur le site d’IBM La Gaude, c’est un médecin du travail faisant insuffisamment allégeance aux normes patronales de « management » qui est en butte à l’hostilité de la direction de l’entreprise.

C’est le syndicat CGT d’IBM La Gaude qui par un communiqué de presse rend la situation publique.

Il indique « nous avons appris que le médecin du site d’IBM La Gaude, le docteur George Garoyan a fait l’objet par la direction locale d’une demande de remplacement auprès de son employeur ». Officiellement pour une raison de manque de « communication ». Comme le souligne le syndicat « le manque chronique de personnel médical prête à suspicion quant à cette demande et d’autre part le job d’un médecin du travail est de faire passer des visites médicales dans le secret de la confidentialité pour délivrer une aptitude ou une inaptitude à travailler aux salariés. Alors qu’entend la direction par manque de communication ? »

Après différentes investigations, le syndicat CGT met à jour ce qu’il considère être les véritables motivations de la demande de remplacement du médecin du travail :« En fait le Docteur Garoyan s’inquiète de la santé très dégradée du personnel en raison des conditions de travail et il a déplu à la direction que le médecin refuse de lui transmettre des données confidentielles sur certains salariés…en clair ce médecin serait trop curieux et ne collaborerait pas ».

Pour le syndicat la direction locale d’IBM révèle ici sa véritable conception du « dialogue » et de la « mise en place d’actions de prévention » qui s’apparente plutôt à « des actions d’intolérable répression et de scandaleuses tentatives d’intimidation d’accès à nos dossiers médicaux confidentiels ».

Affirmant sa solidarité active avec le médecin, et sa vigilance pour alerter les salariés sur cette situation, la CGT dit sa résolution à ne pas laisser cette situation inacceptable sans suite, d’autant que des dérives précédentes ont déjà été connues dans l’entreprise.

Le syndicat a saisi l’inspection du travail qui s’est rendu dans l’entreprise. Quant au médecin, il a donné son accord au concours de la CGT pour le défendre.

A l’heure où de Renault à Peugeot, d’Areva à EDF, et à IBM même, les cas de souffrances au travail, voire de dramatiques suicides, se multiplient, révélateurs du mal qui contamine ces grandes entreprises, nous reviendrons dans notre prochaine édition sur l’évolution de cette situation à La Gaude.

« Grenelle » de l’Environnement :Associations et syndicats unis pour une réelle

Classé sous Evenements — maresistance @ 13:31

Paris, le 10 septembre 2007

Dans le cadre de l’atelier « transports » du Grenelle de l’environnement, les représentants CGT,

CFDT, FO, CFE-CGC, la fédération France Nature Environnement, la Fédération Nationale

des Associations d’Usagers des Transports, le Réseau Action Climat – France* (RAC-F),

Les Amis de la Terre*, WWF*, Greenpeace* et la Fondation Nicolas Hulot s’accordent pour :

- Proposer ensemble des mesures de promotion d‘une politique durable des transports des

personnes et des marchandises en France.

- Comme mesure d’urgence, demander de surseoir à toute nouvelle décision de réduction des

capacités de la SNCF entreprise publique de transport ferroviaire des marchandises.

1. Des revendications communes pour une inversion des priorités de la politique des

transports.

Les signataires rappellent que la lutte contre le réchauffement climatique est une priorité majeure

du « Grenelle de l’environnement ». En France, les émissions de gaz à effet de serre des

transports représentent 26% des émissions et ont connu une progression de 23% depuis 1990, ce

qui donne à ce secteur d’activités de lourdes responsabilités. En cause, la domination du trafic

routier de personnes et de marchandises qui concentre 92% des rejets de gaz à effet de serre des

transports, dont plus de la moitié pour la voiture individuelle.

Constatant que la priorité absolue à la route engendre des nuisances considérables à la

collectivité (contribution majeure à l’effet de serre, pollutions locales et globales, bruit, accidents,

conditions de travail des conducteurs, emprise au sol, dégradation paysagère, etc.), les

organisations syndicales et de défense de l’environnement soutiennent ensemble les propositions

suivantes, nécessaires à la mise sur pied d’une véritable politique écologiquement et socialement

responsable des transports.

Celles-ci supposent notamment que l’Etat prenne les mesures pour imputer au transport routier

ses coûts environnementaux et d’infrastructures, et investir dans les infrastructures permettant de

développer les modes alternatifs, ce qui permettra de notamment relancer le fret ferroviaire et les

transports fluviaux et maritimes.

Les organisations signataires demandent donc que les mesures suivantes soient prises lors du

« Grenelle » :

- La définition d’un plan national de réduction du trafic routier, comportant des objectifs

chiffrés, en lien avec les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

- Conséquemment, le classement du transport de fret ferroviaire, fluvial et par cabotage

maritime au rang d’intérêt général, ce qui suppose de réelles obligations de service public

assignées par l’Etat et, en l’absence de péréquation possible entre les différentes activités des

entreprises concernées, une intervention des pouvoirs publics (Etat et Régions) pour les soutenir.

- La planification du transfert modal vers les modes sobres en carbone, ce qui suppose une

réelle remise à niveau de l’infrastructure ferroviaire, et des investissements pour développer des

plate-formes multimodales raccordées au réseau ferroviaire et fluvial.

- La mise en place d’une écoredevance sur le transport routier de marchandises, dont les

recettes seront affectées aux transports ferroviaires, fluviaux, maritimes et combinés, cette

politique devant s’étendre au niveau européen.

- L’augmentation substantielle des financements publics permettant le développement des

transports collectifs de voyageurs.

- La priorité au ferroviaire et au fluvial dans leur domaine de pertinence, en utilisant le

transport routier de marchandises dans un rôle complémentaire (essentiellement acheminements

terminaux) aux modes doux, ce qui permettra de repenser la configuration des véhicules (gabarit

réduit) et de revoir les conditions de travail de son salariat.

2. Un constat commun. Une réaction commune aux décisions récentes de la SNCF sur le

fret

Le grand écart entre les discours et les actes doit cesser. Si le gouvernement veut être

cohérent et ambitieux sur la question des transports et du réchauffement climatique, il doit

impérativement demander à la SNCF, dans le cadre de son pouvoir de tutelle, de renoncer à ce

projet. Cette dernière doit surseoir à toute décision de réduction des capacités humaines et

d’infrastructures de transport ferroviaire de marchandises et doit préparer, en accord avec l’Etat,

un réel plan de transfert du fret de la route vers le rail.

Les nouvelles décisions de la SNCF concernant son activité de transport de marchandises

montrent qu’elle s’apprête à réduire très fortement son activité dans le domaine des « wagons

isolés » et à cesser l’exploitation d’un certain nombre de sites, comme des gares de triages et des

lignes capillaires. En effet, en pleine pause estivale, la SNCF, établissement public sous tutelle

directe de l’Etat, a décidé de fermer dès fin novembre, 262 gares au transport de marchandises

(wagons isolés), dont des gares aussi importantes que Le Mans, Poitiers, Saint Pierre des Corps,

Limoges… pas moins de 19 villes-préfectures sont concernées. Elle vient d’allonger la liste de 142

à 191 supplémentaires, portant à un quart des points de desserte qui pourraient disparaître.

Ces trois dernières années, le fret ferroviaire a reculé de 13% en volume (beaucoup plus en parts

de marché) dans le cadre du dernier plan de redressement des comptes de fret SNCF (Plan

Veron) et la situation financière de Fret SNCF ne s’est nullement améliorée. Et il est fort à craindre

que ces nouvelles fermetures de gares et suppressions d’emplois entraînent des suppressions

supplémentaires de lignes ferroviaires alors qu’une expérimentation de fret de proximité (wagons

isolés), dans laquelle la SNCF devrait s’engager, est très fortement soutenue par les donneurs

d’ordre industriels. Les fermetures ne seraient pas sans conséquence sur les transports collectifs

de voyageurs rendant l’usage de la route inéluctable.

3. Mobilisation sociale

L’intersyndicale, FNE, la FNAUT, la FNH le RAC- F*, Les Amis de la Terre*, WWF*, Greenpeace*

prendront dans les prochains jours les initiatives nécessaires pour faire valoir, auprès des acteurs

économiques et de la population, la nécessité de revoir en profondeur la politique des transports

en France en soutenant ces mesures.

*Membres de l’Alliance pour la Planète

Front uni Associations-Syndicats lors du Grenelle de l’environnement.

Classé sous Evenements — maresistance @ 13:29

 

Paris, le 10 septembre 2007 – Les représentants des organisations environnementales et

des syndicats1 ont décidé de faire front commun dans l’atelier transports du Grenelle de

l’environnement afin de se dresser contre l’annonce de la fermeture de nombreuses gares

de fret par la SNCF.

Fait sans précédent : ce lundi 10 septembre, dans l’atelier transports du Grenelle de

l’environnement, les organisations ont déposé une contribution commune2, qui défend une réelle

politique de transports durable.

Le grand écart entre les discours et les actes doit cesser, si l’on veut que le Grenelle soit autre

chose qu’une opération de communication et si le gouvernement ne veut pas perdre tout crédit sur

sa démarche.

Les organisations environnementales et syndicales signataires de la contribution commune

demandent de surseoir à la décision de réduction de capacités humaines et

d’infrastructures ferroviaires et exigent de l’Etat et de la SNCF, entreprise publique, un plan

ambitieux de transfert du fret de la route vers le rail.

Les représentants des organisations environnementales et syndicales ont fait valoir ensemble une

série de propositions, sur l’organisation des transports en général et en particulier sur la situation

très préoccupante du fret ferroviaire qui est pourtant le mode de transports de marchandises le

moins émetteur de gaz à effet de serre. Ils demandent par conséquent au Grenelle d’adopter ces

mesures et de les mettre en oeuvre rapidement par le MEDAD.

Par ailleurs, sur cette base unitaire, les organisations signataires prendront des décisions de

mobilisation et d’action nécessaires, associant la population, pour faire valoir la prise en compte

d’une politique écologiquement, économiquement et socialement responsable des transports.

Contacts presse :

Réseau Action Climat : Olivier LOUCHARD 06.26.40.07.74

France Nature Environnement : Michel DUBROMEL : 06.82.52.11.81

FNAUT : Jean SIVARDIERE : 04.76.75.23.31

CGT : Daniel GENESTE 06.81.75.21.54

CFDT : Jean Pierre BOMPARD 06.81.53.53.50

CFE-CGC : André PROVENSAL 06.07.45.79.70

1 Les Amis de la Terre*, Réseau Action Climat – France*, Greenpeace*, WWF* (*membres de l’Alliance pour

la planète), FNAUT, Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, CGT, CFDT, CFE-CGC, FO

2 voir texte complet ci après

11 septembre, 2007

Loi « Libertés et Responsabilités des Universités »

Classé sous coup de colere — maresistance @ 13:18

Résister et agir pour des alternatives de service public

SIGNER et FAITES SIGNER l’Appel des Cordeliers »

en allant sur le lien du site intersyndical  :

http://www.universite-recherche-democratie.fr/phpPetitions/index.php?petition=2

La loi « Libertés et responsabilités des universités » du 10 Août 2007, publiée au JO du 11 Août a encore été aggravée par de nombreuses dispositions lors de son passage tant au Sénat qu’à l’Assemblée. Au delà des universités, son champ a été partiellement élargi à d’autres EPCSCP (Ecoles et Grands Etablissements) et pourrait l’être par décret aux EPA. Sous les mots–clés « autonomie » et « gouvernance », l’objectif de cette loi est de recomposer le paysage universitaire en instituant des mécanismes concurrentiels entre universités et entre individus, en réduisant l’expression et le contrôle démocratique des structures La situation et le statut des personnels sont mis en cause : recours à l’emploi précaire dans toutes les catégories (BIATOSS, enseignants-chercheurs et chercheurs), arbitraire local sur les recrutements, les charges de service et les primes.

Cette loi est inacceptable.

Au-delà de la loi, la lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Valérie Pécresse, est révélatrice des intentions du gouvernement : contenir les flux étudiants, subordonner les formations et la recherche à des logiques utilitaristes, donner au président un tableau de bord étendu sur la prise de décision au détriment de la collégialité.

En cette fin Août, le gouvernement annonce 22 000 suppressions d’emplois de fonctionnaires, dont 11 200 à l’Education Nationale et –- contrairement aux engagements –- aucune création pour l’Enseignement Supérieur et
la Recherche. Ces décisions vont priver de nombreux étudiants et doctorants des emplois auxquels ils se préparaient, et de nombreux collègues des promotions de grade ou de titularisations auxquelles ils pouvaient prétendre. Les 1,8 milliards pour l’enseignement supérieur et la recherche seraient majoritairement des crédits d’impôt pour les entreprises, accordés sans contrepartie. Aucun moyen supplémentaire n’a été débloqué à cette rentrée pour améliorer les conditions de vie et de logement des étudiants ou pour mettre en place des mesures pédagogiques d’aide à la réussite. Cela tourne le dos à la logique de service public que nous défendons.

Après les votes de motions de conseils et d’AG, notre engagement syndical s’est poursuivi cet été. La pétition « Appel des Cordeliers » a reçu plus de 4200 signatures depuis le 17 Juillet. Les organisations syndicales, qui en sont à l’initiative, appellent tous les acteurs de la vie universitaire, les personnels de la recherche ainsi que les citoyens opposés au démantèlement du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, à signer et faire signer cette pétition en ligne pour l’abrogation de la loi sur l’autonomie et la responsabilité des universités, à la faire largement connaître à la population. Elles invitent à débattre des actions à mener pour résister à la logique de cette loi, contrer les visées négatives qu’elle poursuit, formuler des alternatives de service public.

Paris le 3 Septembre 2007.

FSU : SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP

CGT : SNTRS, FERC SUP, CGT INRA , UN CGT CROUS, CGT IREMER,

UNSA : SUP Recherche, SNPTES , A&I,

Solidaires : Sud-Recherche EPST, Sud Education , Sud Etudiant,

FO : SNPREES

4 septembre, 2007

CHIFFRES DU CHOMAGE : TOUJOURS DANS L’ILLUSION

Classé sous coup de colere — maresistance @ 15:58

 

Collectif « Autres Chiffres Du Chômage »

Communiqué de presse du 29 août 2007

 

Après être passé sous les 2 millions en mai, les chiffres du chômage pourraient

passer pour juillet sous un nouveau prétendu seuil historique, celui de 8%. Mais

ces performances ne sont qu’illusion. Comme le rappelle l’Insee, le taux de

chômage publié n’est pas conforme à la méthodologie habituelle. Il est donc

dénué de signification. Une information fournie discrètement par l’Insee dans

sa note de conjoncture de juin, et passée curieusement inaperçue, le confirme

clairement: l’enquête Emploi a mesuré un taux de chômage de 9,4% pour le 1er

trimestre 20071. Rappelons que cette enquête est la seule source qui permette

de calculer le chômage au sens du BIT. Celui-ci se situe donc au moins un point

au dessus des proclamations gouvernementales.

1. L’Insee et la Dares ont publié fin juillet un chiffre du chômage pour juin 2007, qui

s’établissait à 8,0 %. Les chiffres de juillet pourraient fort bien passer sous cette

barre symbolique et constituer une nouvelle occasion pour le gouvernement de se

réjouir d’une baisse qui serait effectivement « historique » si elle n’était illusoire.

Depuis le printemps, les chiffres officiels sont publiés accompagnés d’un

avertissement rappelant qu’ils ne sont pas conformes à la méthodologie habituelle :

la direction de l’Insee n’a pas recalé les estimations provisoires sur les résultats de

l’enquête Emploi de 2006. Si elle l’avait fait, le taux de chômage fin juin 2007

s’établirait officiellement à 8,9%.

2. Mais ce chiffre de 8,9% est probablement encore trop optimiste : la dérive des

chiffres de l’ANPE, liée à la gestion « active » de la liste que mène sa direction

depuis mi 2005, s’est vraisemblablement poursuivie, entraînant mécaniquement à la

baisse le taux de chômage publié par l’Insee. Le suivi mensuel des demandeurs

d’emploi a poursuivi sa montée en charge, ainsi que le renforcement des contrôles.

Une étude de l’Unedic sur le contrôle de la recherche d’emploi en 2006, encore non

publiée, montrerait (selon Les Echos du 20/07/07) un triplement des sanctions à

l’initiative des Assedic, suite à la réforme Borloo-Larcher de 2005. En tout cas les

statistiques de l’ANPE confirment que le risque de radiation des demandeurs

d’emploi a atteint un niveau record début 2007.

 

3. Comme ACDC l’a expliqué en détail dans sa note n°2 (« Chômeurs et chiffres sous

pression », janvier 2007), cette hausse des radiations ne concerne ni des chômeurs

qui ont retrouvé un emploi, ni des « faux » chômeurs qui ne rechercheraient pas

réellement un emploi. Elle est au contraire le signe d’une politique qui pousse les

chômeurs à la résignation et au découragement en privilégiant le contrôle et un

semblant de suivi au détriment de la formation et de l’accompagnement. Voyant

moins d’intérêt à rester inscrit, d’autant que les droits à indemnisation du chômage

ont été fortement réduits, le demandeur d’emploi renonce plus souvent à maintenir

son inscription… tout en restant chômeur.

4. C’est précisément ce que confirmait l’Insee dans son point de conjoncture de juin

en livrant les résultats de l’enquête Emploi pour le premier trimestre 2007. Selon

cette enquête, le taux de chômage était de 9,4% au premier trimestre, et la

proportion de chômeurs inscrits à l’ANPE a fortement diminué en 2006 :

« Au premier trimestre de 2007, et en attendant la révision des données de

l’enquête à l’automne 2007, le taux de chômage s’élèverait à 9,4 % selon l’enquête

Emploi (données corrigées des variations saisonnières), soit le même niveau qu’au

quatrième trimestre 2006. (…) L’écart constaté en 2006 entre l’enquête Emploi et

les données de l’ANPE continue donc de s’accroître début 2007 (…) Le taux

d’inscription des chômeurs à l’Agence a diminué régulièrement, d’environ 0,75 point

par trimestre, depuis la mi-2005. Ce taux serait ainsi passé de 82%au second

trimestre de 2005 à 77% au premier trimestre de 2007. Ceci explique une partie

des écarts entre l’évolution des demandeurs d’emploi à l’ANPE et celle des chômeurs

BIT ». L’Insee confirme donc ainsi le bien-fondé de nos analyses, en attendant

l’inévitable recalage à la hausse du taux de chômage officiel, prévu pour novembre

prochain.

5. Rappelons enfin que l’indicateur officiel sur le nombre de demandeurs d’emploi

inscrits à l’ANPE n’a lui-même aucun intérêt puisqu’il se limite à compter le nombre

de personnes recherchant un contrat à durée indéterminée à temps plein, n’ayant

pas exercé de petits boulots de plus de 78 heures dans le mois. Or, depuis des

années, le marché du travail est devenu précaire, les temps partiel, les contrats à

durée déterminée et l’intérim, monnaie courante, poussant les demandeurs d’emploi

à multiplier les petits boulots. Comme nous l’avons à maintes reprises indiqué depuis

notre note n°1 de décembre 2006, on ne peut prétendre que l’indicateur n’a pas

changé depuis des années, alors que les « DEFM de catégorie 1 » ne représentent

plus que 49% des inscrits contre plus de 90% au début des années quatre-vingt.

6. La ministre Christine Lagarde a annoncé que les publications officielles

présenteraient désormais les catégories 4 et 5 à partir des chiffres de septembre.

C’est un premier pas qui demeure tout à fait insuffisant. A la suite des Etatsgénéraux des chiffres du chômage et de la précarité, nous demandons la publication

trimestrielle du taux de chômage BIT selon l’enquête Emploi et l’élaboration

d’indicateurs annuels de précarité et d’emploi inadéquat qui permettraient de

décrire et de mettre en débat les évolutions récentes du marché du travail. Le

président Sarkozy, dans sa lettre de mission adressée à Mme Lagarde, lui demande

de mettre en place des « indicateurs de résultats » permettant de décrire

« notamment la baisse du chômage et, plus encore, l’augmentation du taux d’emploi

dans toutes les catégories de la population en âge de travailler et la baisse de la

précarité du travail ». Nous ne savons pas si le chômage baisse, et nous sommes

certains que la précarité augmente (cf. les records historiques de l’intérim). Mais il

est en effet urgent de créer des indicateurs crédibles et pertinents.

Gauche : où es-tu ? que fais-tu ?

Classé sous Non classé — maresistance @ 15:51

Bonjour à tous,

 

Après plusieurs semaines de silence, me voici de retour. L’actualité n’a pas été silencieuse et les mauvais coups, durant le mois d’août n’ont pas faiblis.

Le parti socialiste, lors de son Université d’été a poursuivi sa recomposition idéologique qui l’éloigne de plus en plus de la gauche. Ses ténors n’hésitants plus à aller manger la soupe sarkoziste …

Pendant ce temps, la gauche, celle sur qui on pense pouvoir compter pour une réelle alternative, est restée pour le moins silencieuse. La LCR propose la création d’un nouveau parti, le PCF prépare ses congrès, …. On a vraiment envie que tout cela bouge, d’agiter le cocotier et que jaillissent idées et actions. Pour le moment, on a surtout le sentiment d’un grand immobilisme.

Je propose que ce blog devienne un lieu d’échanges où tous ceux qui en ont envie s’expriment sur la façon dont ils voudraient voir évoluer la gauche de gauche à la fois structurellement et idéologiquement. Un lieu d’agitation des idées. Un lieu de jaillissement. Faisons nous entendre bordel !

Merci de vos contributions.

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