Ultrarésistance

6 novembre, 2007

Transmission des papiers des étrangers: les syndicats de l’ANPE s’insurgent

Classé sous coup de colere — maresistance @ 14:13

PARIS (AFP) — Les syndicats de l’ANPE ont unanimement demandé l’abrogation d’un décret imposant la transmission systématique à la préfecture d’une copie des pièces d’identité des demandeurs d’emploi étrangers, dans un communiqué transmis vendredi.

CFDT, CFE-CGC, FO, CGT, Snap-CFTC, Snu-ANPE, Sud, Unsa : les huit organisations syndicales de l’ANPE ont condamné une « mesure qui stigmatise tous les travailleurs étrangers considérés a priori comme suspects de fraude ».

Ils ont « exigé l’abrogation immédiate du décret du 11 mai 2007″ dont découle la mesure. Le décret a été pris en application de la loi Sarkozy sur l’immigration et l’intégration de juillet 2006.

« Nous ne serons pas complices de telles ignominies, contraires à la Constitution et à nos valeurs républicaines », ont ajouté les huit syndicats, par ailleurs souvent désunis sur les questions touchant au quotidien l’ANPE.

Ils ont averti qu’ils soutiendraient « tous les agents » qui refuseront d’appliquer des ordres « manifestement illégaux » selon eux.

« Chaque agent peut invoquer la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, loi qui s’applique aux agents publics non-titulaires de l’Etat » et qui prévoit qu’un fonctionnaire « doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique sauf dans le cas où l’ordre est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement l’intérêt public », ont-ils expliqué.

« Les agents de l’ANPE ne sont aucunement habilités à prendre les pièces d’identité pour en faire des copies » et l’ANPE « n’est aucunement autorisée à constituer des fichiers parallèles de travailleurs étrangers », ajoutent-ils.

En outre, la France ne peut « pas davantage contrevenir » à la convention 97 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) interdisant un traitement discriminatoire des travailleurs étrangers.

Le communiqué fait suite à une déclaration lue mardi au directeur général de l’ANPE Christian Charpy, lors d’un comité consultatif paritaire national.

Ce dernier « nous a répondu que c’était une loi et un décret, donc pas illégal et qu’il attendait de nouvelles consignes ministérielles, vu les difficultés que cela impliquait dans la mise en oeuvre du décret », a précisé Régis Dauxois, secrétaire général FO ANPE.

Le 24 octobre, les organisations patronales et syndicales siégeant au bureau de l’Unedic ont été unanimes pour décider que ce n’était « pas le rôle » de ses agents de transmettre à la préfecture les titres de séjour et de travail des demandeurs d’emploi étrangers. « C’est l’ANPE qui contrôle si nécessaire, et pas les Assedic », avait précisé Annie Thomas, la présidente CFDT de l’Unedic.

COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA RATP

Classé sous coup de colere — maresistance @ 8:57

 

CGT – UNSA – CFDT – FO – INDEPENDANTS – SUD – CFTC

Les organisations syndicales de la RATP se sont réunies ce mercredi 31 octobre 2007 pour analyser la situation à l’issue des rencontres bilatérales avec le gouvernement sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Les organisations syndicales réaffirment leur désaccord avec le cadre actuel posé par le gouvernement pour la réforme des régimes spéciaux, malgré la puissante journée d’action du 18 octobre dernier.

Elles considèrent inacceptable d’imposer aux salariés concernés par la réforme de « travailler plus longtemps pour gagner moins à la retraite ».

Les organisations de la RATP attendent des réponses précises du gouvernement en début de semaine prochaine.

Nous affirmons notre volonté de conserver l’unité syndicale. Les instances de l’ensemble de nos organisations se réunissent prochainement.

Dans le cas où le gouvernement ne reverrait pas sa copie, les syndicats CGT, UNSA, CFDT, FO, INDEPENDANTS, SUD, CFTC de la RATP, s’engagent d’ores et déjà à créer les conditions, pour les agents de la RATP tous secteurs et toutes catégories confondues d’une action plus longue dans un cadre unitaire et interprofessionnel en lien avec les entreprises concernées par la réforme des régimes spéciaux.

Paris, le 31 octobre 2007

17 octobre, 2007

Traité Européen

Classé sous coup de colere — maresistance @ 8:11

APPEL

En 2005, les citoyennes et les citoyens de notre pays et des Pays-Bas

ont refusé la « constitution » européenne que les chefs d’Etat de

gouvernement avaient adoptée. Dans plusieurs pays, elle n’a jamais été

ratifiée. Fin juin 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement ont lancé une

procédure éclair pour un nouveau traité européen, sans débat populaire,

sans referendum.

Contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, ce n’est pas un « mini-traité

». Sous un autre nom et une autre forme, il reprend l’essentiel de la «

constitution » rejetée.

Contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, « le respect de l’économie

ouverte de marché où la concurrence est libre » restera la pierre

angulaire de la construction européenne à laquelle tout est subordonné.

Aucune des principales exigences soulevées dans le débat sur le traité

constitutionnel n’est prise en compte : services publics, égalité hommesfemmes,

laïcité, préservation de l’environnement et des ressources non

renouvelables, Europe sociale, refus de la libre circulation des capitaux

et du dumping fiscal, surpuissance et missions de la banque centrale

européenne (BCE), politique de paix, fonctionnement démocratique de

l’Union européenne. Rien.

Les services publics restent soumis aux règles de la concurrence. La

référence aux « héritages religieux » est maintenue. Aucun des

obstacles à l’amélioration des règles sociales n’est levé. Les politiques

environnementales sont stérilisées par les choix économiques ultralibéraux.

Le pouvoir de la BCE est préservé. L’inscription de la défense

européenne dans la politique de l’OTAN, c’est à dire sa soumission aux

Etats-Unis, et la militarisation de l’Europe sont confortées. La charte des

« droits fondamentaux », déjà très insuffisante, reste vidée de toute

portée pratique. Et, comme prévu par le traité constitutionnel, le système

institutionnel actuel, profondément anti-démocratique, n’est pas vraiment

transformé. Bref, on retrouve tout ce qui fait de l’Europe une zone

aménagée de libre échange et de promotion des politiques néo-libérales,

au lieu qu’elle se construise démocratiquement et propose une autre

voie que le règne sans partage des multinationales et des marchés

financiers.

Nous sommes des partisans déterminés d’une Europe émancipée de

cette tutelle des puissances financières, capable de refuser les politiques

de domination agressive et les interventions militaires pour mettre en

oeuvre de nouvelles relations internationales, notamment avec les pays

du Sud. Nous voulons une Europe fondée sur le refus de toutes les

discriminations, le respect effectif de la diversité culturelle et la

convergence par le haut des droits sociaux, des normes

environnementales et des protections des consommateurs. Nous

voulons une Europe bâtie sur la volonté et la souveraineté populaire.

Voilà pourquoi nous refusons ce nouveau traité. Et nous proposons une

démarche : l’élaboration d’un nouveau texte fondateur à la suite d’un

processus démocratique, populaire et transparent ; puis sa ratification

par referendum dans tous les Etats.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent cette Europe là à

se mobiliser, à faire converger leurs initiatives et à unir les forces pour

expliquer le véritable contenu du nouveau traité, dénoncer la tromperie

et pour ouvrir une nouvelle perspective d’une Europe démocratique,

sociale, écologique et solidaire.

Pour éviter que le peuple tranche, Sarkozy veut faire adopter le nouveau

traité par la voie parlementaire. Rien ne dit qu’il pourra le faire. Les

citoyens et les élus, quel qu’ait été leur vote le 29 mai 2005, doivent

refuser que la démocratie et la volonté populaire soient bafouées et

exiger un nouveau referendum.

Le 16 octobre 2007.

Premiers signataires :

AC! – AlterEkolo – Alternatifs – ATTAC – Cactus La Gauche –

Confédération Paysanne – Coordination des Groupes de Femmes

Egalité – Coordination nationale des collectifs antilibéraux – Démocratie &

Socialisme – Fondation Copernic – Forces Militantes – LCR – Marches

européennes – MARS Gauche Républicaine – PCF – PCOF – Pour la

République Sociale – Réseau Féministe Ruptures – Union des Familles

Laïques – Union syndicale Solidaires …

1 octobre, 2007

18 octobre : Premier grand rendez-vous contre la politique de Sarkozy…

Classé sous coup de colere — maresistance @ 8:30

Après les cheminots, les gaziers, les électriciens, la RATP, les retraités, la chimie, les transports, etc… l’heure est à la multiplication des appels à l’action, souvent unitaire, pour le jeudi 18 octobre. Après les rassemblements réussis dans toute la France contre les franchises médicales, le 29 septembre, la mobilisaiton du 18 octobre peut constituer un réel temps fort de l’expression populaire contre la politique de Sarkozy : franchises, école, retraites, etc…

Il nous reste 18 jours pour aller à la rencontre des salariés, des citoyens, pour aller au débat pour convaincre qu’il est possible de faire reculer Sarkozy et son gouvernement. Face aux prétentions du MEDEF, les travailleurs n’ont qu’une seule voie, une seule voix, celle de la rue !

 Préparons le 18 octobre pour que ce jour là, par centaines de milliers, dans les rues de toutes les villes de France, s’exprime le refus de cette politique qui en donne toujours plus aux riches et exige des salariés qu’ils travaillent plus,tout en leur enlevant tous leurs acquis.

 Conte la casse du modèle social solidaire, tous dans la rue le 18 octobre !

CARTE SCOLAIRE, COLLÈGE UNIQUE…

Classé sous coup de colere — maresistance @ 8:15

Voici les chiffres qui condamnent la politique éducative sarkoziste

Une étude comparative, réalisée par l’Aped et portant sur
les systèmes éducatifs européens, apporte désormais la
preuve irréfutable que les réformes annoncées par le
gouvernement de Nicolas Sarkozy — assouplissement de la
carte scolaire et suppression du collège unique –
conduiront à une augmentation catastrophique de la fracture
sociale dans l’enseignement français. L’étude démontre en
effet que le degré d’inégalité dans les systèmes éducatifs
européens est directement corrélé, pour plus de 66%, au
degré de liberté de choix d’une part, au caractère plus ou
moins précoce de la première sélection hiérarchisante
d’autre part. L’étude montre enfin que la suppression de la
carte scolaire et l’abaissement de 14 à 12 ans du premier
palier d’orientation conduiraient l’enseignement français à
rejoindre la Belgique et l’Allemagne dans le peloton de tête
des systèmes éducatifs les plus ségrégateurs sur le plan social.

L’étude détaillée ainsi qu’un article de présentation rapide
sont à lire d’urgence sur…

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=414

28 septembre, 2007

Guy MOQUET – Lettre ouverte à Xavier Darcos.

Classé sous coup de colere — maresistance @ 17:21

Monsieur le Ministre,

Le 22 octobre 2007, je lirai la lettre du jeune Guy Môquet, puisque mon statut de fonctionnaire m’impose l’obéissance à ma hiérarchie. La lecture de ce texte sera l’occasion d’expliquer aux élèves comment l’école de la République a eu, à un moment donné de l’histoire française, pour fonction de construire artificiellement un sentiment d’identité nationale en enseignant aux jeunes Aveyronnais, aux jeunes Bretons, aux jeunes Alsaciens, une même langue et une même histoire. Une histoire évènementielle construite de symboles, de héros, de batailles gagnées, de monuments commémoratifs, qui n’avait qu’un seul objectif construire une identité nationale et faire naître dans le cœur de chacun un même sentiment patriotique, sentiment qui a malheureusement conduit beaucoup d’entre eux à partir à la guerre la fleur au fusil. Ce bref rappel nous permettra de poser la question de la vérité historique et de l’instrumentalisation de l’histoire par le pouvoir politique. La lecture de cette lettre sera aussi l’occasion de poser la question éthique du sens de l’obéissance. Les policiers français qui ont arrêté Guy Môquet et ses camarades, obéissaient aux ordres. Etaient-ils responsables ? Avaient-ils le choix ? Le ministre de l’Intérieur Pucheu et le sous-préfet Lecornu qui ont établi la liste des otages fusillés sont-ils coupables ? Mes élèves sont vifs d’esprit et ne manqueront pas l’occasion de faire d’eux- même des parallèles avec l’actualité : les policiers français et les préfets qui font du chiffre aujourd’hui, en condamnant à une mort certaine les sans-papiers qui ont fui leur pays, sont-ils responsables ? Sont-ils des criminels ? De même, le professeur qui devrait enseigner le sens de la critique, l’exigence de la vérité et qui se fait l’instrument du pouvoir en obéissant, est-il complice du pouvoir ? En cours de philosophie nous pourrons aborder à partir de ces interrogations la thèse d’Hannah Arendt sur la banalité du mal. Inévitablement par voie de conséquence, le débat portera sur le sens de la révolte et de la désobéissance. Peut-on désobéir à la loi ? Nous reviendrons alors sur le sens de la révolte du jeune Guy Môquet et sur la question de l’engagement.

Monsieur le Ministre, j’aurais aimé que vous puissiez venir expliquer à mes élèves que la mort de Guy Môquet n’a pas été inutile. J’aurais aimé que vous leur expliquiez comment, en créant une fonction publique forte au service de l’intérêt commun, le gouvernement issu de la Résistance avait, à la Libération, posé les bases d’une société juste fondée sur la solidarité et le respect de la dignité de tous, d’une société qui ne se fermait pas aux exilés victimes de toutes les guerres qu’elles soient politiques ou économiques. J’aurais aimé que vous puissiez leur expliquer le sens de votre engagement à servir l’intérêt commun en leur donnant de vrais moyens pour étudier, de vrais moyens pour se construire comme des femmes et des hommes libres. Malheureusement, même si vous faisiez l’effort du déplacement, je crains que vous ne puissiez être crédible. Nous lirons la lettre de Guy Môquet alors que nous ne pouvons plus assurer les heures d’éducation civique obligatoires. Mes élèves ne sont pas dupes et c’est ce qui me donne de l’espoir dans l’avenir.

Aline Louangvannasy, professeur de philosophie au lycée Rive-Gauche à Toulouse Secrétaire régionale de la CGT-Educ’action

27 septembre, 2007

Education – Lettre ouverte au Président de la République.

Classé sous coup de colere — maresistance @ 8:27

Améliorer la réussite scolaire de tous les jeunes, il n’y a rien de plus
urgent ! Vous semblez découvrir ce que nous n’avons cessé de dénoncer :
après des années de progrès constants, de hausse du niveau de formation
des jeunes, le système éducatif peine encore à remédier à l’échec
scolaire de milliers de jeunes en difficulté.

Mais il est d’autant plus urgent de traiter cette crise qu’elle
s’inscrit dans une société où grandissent les inégalités sociales et
territoriales. Les difficultés dans l’école renvoient à des difficultés
vécues au quotidien hors de l’école par des milliers d’enfants et de
jeunes. Non, tous les enfants n’ont pas les mêmes chances au départ,
tous les jeunes n’ont pas les conditions de vie, de santé, d’équilibre
qui leur permettent, sans accompagnement, d’accéder aux apprentissages,
de se projeter dans l’avenir.

Aider efficacement les jeunes les plus en difficulté, former les
enseignants pour cela, combattre les inégalités sociales et le danger
que représenterait l’instauration d’une école à deux vitesses, ouvrir un
avenir positif pour tous les jeunes, rien de plus difficile, rien de
plus compliqué sans doute, mais rien de plus indispensable pour les
jeunes, pour nous, pour l’avenir du pays. C’est pourquoi l’Ecole doit
réussir à se transformer.

C’est ce défi-là que doit relever le service public d’éducation, parce
qu’il est le seul à pouvoir le faire, pour tous, et pas seulement pour
les plus favorisés ou les « méritants ». C’est une question d’avenir,
c’est un enjeu de démocratie. « Egalité des chances » ou
« ambition-réussite », ces grands mots, tout comme les polémiques stériles
sur les méthodes d’enseignement, ne peuvent tenir lieu de politique de
transformation démocratique de l’école.

Au contraire, supprimer des milliers de postes, réduire l’offre
d’enseignement pour tous, libéraliser la carte scolaire pour laisser se
développer des ghettos scolaires, jouer la concurrence entre
établissements, annoncer un collège éclaté, favoriser l’école privée,
c’est menacer gravement le service public. Comment avancer avec une
politique guidée par la seule réduction des coûts ? Tristement
historique, la suppression de 11 200 emplois dans l’éducation nationale
(et peut-être plus dans les années à venir), s’ajoutant aux milliers
déjà subies, annonce encore plus de précarité, de difficultés, pour
tous, personnels, familles, élèves. C’est inacceptable.

L’école, les enfants et les jeunes méritent mieux. L’avenir des enfants
d’aujourd’hui, leur formation de citoyen et leur insertion
professionnelle ne peuvent pas se réduire à un problème de « rentabilité »
du système, encore moins s’organiser en sélections successives avant le
collège, les lycées ou l’université.

Leur avenir se joue dès la maternelle, il se joue dans des classes moins
chargées, dans un collège pour tous, dans la mise en oeuvre de
pédagogies et d’organisations prenant en compte chacun, permettant
l’accès de tous aux savoirs, à la culture. Il se joue certes avec des
études dirigées, mais aussi et surtout avec une meilleure cohésion de la
communauté éducative, des enseignants formés, des personnels pour
accompagner, aider à tous les niveaux enfants et adolescents.

Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre
école publique en mettant au coeur la réussite de tous les jeunes. Nous
voulons pour cela d’autres choix, un autre budget, une autre politique.
Confédération étudiante, CRAP-Cahiers pédagogiques, FAEN, FCPE,
FERC-CGT, FIDL, FSU, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Ligue de
l’enseignement, SGEN-CFDT, UNEF, UNL, UNSA Education.

 

Ce texte – pétition peut être signé en ligne : www.lettreouverteaupresident.org/?petition=1

 

21 septembre, 2007

M SARKOZY EBRANLE LES FONDEMENTS DE LA REPUBLIQUE

Classé sous coup de colere — maresistance @ 14:27

                                                                                                        

COMMUNIQUE DE PRESSE de Résistance sociale

Mme Parisot s’est félicitée du discours « FONDATEUR », « HISTORIQUE » de M Sarkozy. C’est en réalité un discours destructeur, METTANT FIN A NOTRE MODELE SOCIAL REPUBLICAIN, issu du Conseil National de la Résistance.  

  

Ce modèle s’est caractérisé par un fort secteur public, les nationalisations, l’ Education nationale, la Recherche publique, la Sécurité Sociale pour tous, la retraite à 60 ans, les 35 heures, les protections contre le chômage,  le CDI, le Code du travail et  les conventions collectives, l’échelle mobile des salaires jusqu’en 1983…Cette politique a permis à la France de devenir la 4ème puissance du monde, à la population de voir son niveau de vie augmenter 

  

Certes la mondialisation libérale initiée par Reagan et Thatcher, relayée en France par tous les gouvernements depuis 1983,  a déjà beaucoup écorné notre modèle social. Mais M Sarkozy veut y mettre un point final en imposant son « NOUVEAU CONTRAT », qui n’est que le RETOUR AU 19ème siècle :   

  

Offensive contre la Sécurité Sociale : Nouvelles franchises, TVA sociale bientôt (mais nouvelles exonérations de cotisations employeurs), allongement de l’âge de la retraite – la référence à  60 ans étant remplacée par l’activité des 55 -65 ans-, sortie du 100 % de la Sécurité Sociale des maladies mortelles coûteuses –Sida, cancer, diabète, Alzheimer…-, des handicapés, des dépendants, sommés de prendre des assurances privées, capitalisation, … 

  

Dans le Privé fin des 35 heures, flexibilité, mobilité, fin du CDI,  diminution de la sécurité que représentent encore les indemnités chômage et les indemnités de licenciement lorsqu’il est abusif, fin du SMIC, conventions collectives vidées de contenu par la primauté de la négociation au niveau entreprise… 

  

Dans le Public suppression de postes par dizaines de milliers, y compris les secteurs régaliens, fin du statut, mépris des fonctionnaires affublés d’un droit au départ avec pécule, privatisations… 

  

Il n’y a aucun dialogue social: juste une piètre parodie des pires méthodes de gestion du privé infligée aux syndicats, genre: « JE fixe les objectifs – intangibles-, vous mettez au point et exécutez ». Et en plus Sarkozy remet en cause le droit de grève dans les transports dans un 1er temps 

  

M Sarkozy a parfois vis-à-vis de l’Europe des propos qu’on pourrait approuver (critique de l’Euro fort, de l’indépendance de la BCE…). Mais c’est une ruse : dans la réalité il tente de faire approuver dans le dos du peuple le « mini Traité » qui est  la reprise quasiment à l’identique de la Constitution rejetée par les français. Ce traité modificatif grave dans le marbre  l’indépendance de la BCE…Comme dit le père de la Constitution, Giscard d’Estaing : « Les gouvernements européens se sont mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler. ».  

Sarkozy a promis à Bruxelles que ses reformes leur plairait. C’est exact. Bon élève il respecte absolument toutes les lignes directrices et autres livres blancs 

  

Résistance sociale appelle à participer aux rassemblements contre les nouvelles franchises le 29 septembre dans toute la France (Ile de France : gymnase Japy, Paris 11ème à 14 heures) 

Résistance Sociale soutient la grève des cheminots… le 18 octobre 

Résistance sociale appelle à la mobilisation la plus large possible, du privé comme du public, des jeunes, des actifs, des retraités, contre les réformes de régression sociale de MM Sarkozy – Fillon

12 septembre, 2007

IBM pour une médecine du travail aux ordres ?

Classé sous coup de colere — maresistance @ 18:05

Article publié le jeudi 30 août 2007 dans   »le Patriote ». Journal progressite de la Côte d’Azur.

Alors que les phénomènes modernes de souffrances au travail se multiplient, nés du stress, de la course à l’intensification du travail, aux « performances individuelles » et au « mérite », sur le site d’IBM La Gaude, c’est un médecin du travail faisant insuffisamment allégeance aux normes patronales de « management » qui est en butte à l’hostilité de la direction de l’entreprise.

C’est le syndicat CGT d’IBM La Gaude qui par un communiqué de presse rend la situation publique.

Il indique « nous avons appris que le médecin du site d’IBM La Gaude, le docteur George Garoyan a fait l’objet par la direction locale d’une demande de remplacement auprès de son employeur ». Officiellement pour une raison de manque de « communication ». Comme le souligne le syndicat « le manque chronique de personnel médical prête à suspicion quant à cette demande et d’autre part le job d’un médecin du travail est de faire passer des visites médicales dans le secret de la confidentialité pour délivrer une aptitude ou une inaptitude à travailler aux salariés. Alors qu’entend la direction par manque de communication ? »

Après différentes investigations, le syndicat CGT met à jour ce qu’il considère être les véritables motivations de la demande de remplacement du médecin du travail :« En fait le Docteur Garoyan s’inquiète de la santé très dégradée du personnel en raison des conditions de travail et il a déplu à la direction que le médecin refuse de lui transmettre des données confidentielles sur certains salariés…en clair ce médecin serait trop curieux et ne collaborerait pas ».

Pour le syndicat la direction locale d’IBM révèle ici sa véritable conception du « dialogue » et de la « mise en place d’actions de prévention » qui s’apparente plutôt à « des actions d’intolérable répression et de scandaleuses tentatives d’intimidation d’accès à nos dossiers médicaux confidentiels ».

Affirmant sa solidarité active avec le médecin, et sa vigilance pour alerter les salariés sur cette situation, la CGT dit sa résolution à ne pas laisser cette situation inacceptable sans suite, d’autant que des dérives précédentes ont déjà été connues dans l’entreprise.

Le syndicat a saisi l’inspection du travail qui s’est rendu dans l’entreprise. Quant au médecin, il a donné son accord au concours de la CGT pour le défendre.

A l’heure où de Renault à Peugeot, d’Areva à EDF, et à IBM même, les cas de souffrances au travail, voire de dramatiques suicides, se multiplient, révélateurs du mal qui contamine ces grandes entreprises, nous reviendrons dans notre prochaine édition sur l’évolution de cette situation à La Gaude.

11 septembre, 2007

Loi « Libertés et Responsabilités des Universités »

Classé sous coup de colere — maresistance @ 13:18

Résister et agir pour des alternatives de service public

SIGNER et FAITES SIGNER l’Appel des Cordeliers »

en allant sur le lien du site intersyndical  :

http://www.universite-recherche-democratie.fr/phpPetitions/index.php?petition=2

La loi « Libertés et responsabilités des universités » du 10 Août 2007, publiée au JO du 11 Août a encore été aggravée par de nombreuses dispositions lors de son passage tant au Sénat qu’à l’Assemblée. Au delà des universités, son champ a été partiellement élargi à d’autres EPCSCP (Ecoles et Grands Etablissements) et pourrait l’être par décret aux EPA. Sous les mots–clés « autonomie » et « gouvernance », l’objectif de cette loi est de recomposer le paysage universitaire en instituant des mécanismes concurrentiels entre universités et entre individus, en réduisant l’expression et le contrôle démocratique des structures La situation et le statut des personnels sont mis en cause : recours à l’emploi précaire dans toutes les catégories (BIATOSS, enseignants-chercheurs et chercheurs), arbitraire local sur les recrutements, les charges de service et les primes.

Cette loi est inacceptable.

Au-delà de la loi, la lettre de mission de Nicolas Sarkozy à Valérie Pécresse, est révélatrice des intentions du gouvernement : contenir les flux étudiants, subordonner les formations et la recherche à des logiques utilitaristes, donner au président un tableau de bord étendu sur la prise de décision au détriment de la collégialité.

En cette fin Août, le gouvernement annonce 22 000 suppressions d’emplois de fonctionnaires, dont 11 200 à l’Education Nationale et –- contrairement aux engagements –- aucune création pour l’Enseignement Supérieur et
la Recherche. Ces décisions vont priver de nombreux étudiants et doctorants des emplois auxquels ils se préparaient, et de nombreux collègues des promotions de grade ou de titularisations auxquelles ils pouvaient prétendre. Les 1,8 milliards pour l’enseignement supérieur et la recherche seraient majoritairement des crédits d’impôt pour les entreprises, accordés sans contrepartie. Aucun moyen supplémentaire n’a été débloqué à cette rentrée pour améliorer les conditions de vie et de logement des étudiants ou pour mettre en place des mesures pédagogiques d’aide à la réussite. Cela tourne le dos à la logique de service public que nous défendons.

Après les votes de motions de conseils et d’AG, notre engagement syndical s’est poursuivi cet été. La pétition « Appel des Cordeliers » a reçu plus de 4200 signatures depuis le 17 Juillet. Les organisations syndicales, qui en sont à l’initiative, appellent tous les acteurs de la vie universitaire, les personnels de la recherche ainsi que les citoyens opposés au démantèlement du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, à signer et faire signer cette pétition en ligne pour l’abrogation de la loi sur l’autonomie et la responsabilité des universités, à la faire largement connaître à la population. Elles invitent à débattre des actions à mener pour résister à la logique de cette loi, contrer les visées négatives qu’elle poursuit, formuler des alternatives de service public.

Paris le 3 Septembre 2007.

FSU : SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP

CGT : SNTRS, FERC SUP, CGT INRA , UN CGT CROUS, CGT IREMER,

UNSA : SUP Recherche, SNPTES , A&I,

Solidaires : Sud-Recherche EPST, Sud Education , Sud Etudiant,

FO : SNPREES

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