Ultrarésistance

14 février, 2008

URGENT : Solidarité avec KADIDJA

Classé sous Evenements — maresistance @ 9:03

Procès de Kadidja

Vendredi 15 février

Tribunal de Bobigny

RDV A partir de 13 h.

Kadidja, habitante de Saint Denis et militante de l’association de chômeurs et précaires Apeis, risque jusqu’à 5 ans de prison et 18 000 euros d’amende ! Son crime ? Le délit de solidarité ! Elle est accusée d’entrave à la circulation d’un aéronef, pour s’être opposée à une expulsion de sans papier.

Retrouver toutes les informations, signer la pétition, envoyer un message de solidarité… sur le site de l’Apeis : http://www.apeis.org

31 janvier, 2008

Traité européen : Pour un référendum

Classé sous Evenements — maresistance @ 10:27

Le CNR appelle à un grand rassemblement populaire
Samedi 2 février, de 14h30 à 18h30

Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s’inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.

Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S’il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l’avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l’y contraindre, si 2/5 d’entre eux votent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.

Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher ce déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum !

Halle Carpentier – 81 boulevard Massena – Paris 13e – Metro Porte d’Ivry

avec : Clémentine Autain, Francine Bavay, Olivier Besancenot, José Bové, Marie-George Buffet, Bernard Cassen, Jean-Pierre Chevènement, Eric Coquerel, Annick Coupé, Marc Dolez, Gérard Filoche, Jean-Marie Harribey, Arlette Laguiller, Gus Massiah, Caroline Mecary, Jean-Luc Mélenchon, Jean-François Pellissier, Evelyne Perrin, Paul Quilès, Jean-Marie Roux, Yves Salesse, Daniel Shapira, Bernard Teper, Jean Voirin, Francis Wurtz

 

Le Comité national pour un référendum

24 janvier, 2008

Tous à Versailles le 4 février 2008 !

Classé sous Evenements — maresistance @ 9:10


Le 4 février 2008, les parlementaires français réunis en Congrès à Versailles, vont devoir voter pour ou contre la modification de la Constitution permettant, dans le même temps, la ratification définitive du Traité européen de Lisbonne (« mini traité ») impulsé par N. Sarkozy et A. Merkel.

C¹est le choix qui a été fait par le Gouvernement de N. Sarkozy et F. Fillon, appuyé par de nombreux parlementaires, pour revenir sur notre vote du 29 mai 2005, « sans risque » de se confronter à nouveau à la volonté populaire.

Car comme l¹a dit lui-même N. Sarkozy, on sait bien qu¹un nouveau référendum pourrait apporter une nouvelle victoire du « NON »
contre l¹Europe libérale et capitaliste.

Or, il faut une majorité des 3/5 au Congrès pour que cette ratification soit votée.

L’UMP n’a pas, à elle seule, cette majorité qualifiée.

Si cette majorité n¹est pas atteinte, la Constitution du 4 octobre 1958 impose alors la consultation populaire par référendum.

Le groupe parlementaire du PS (le groupe le plus important dans l¹opposition) peut donc, avec quelques autres, faire basculer le sens du vote. Or, à ce jour, le PS a choisi de plier devant N. Sarkozy et a pour l¹instant décrété de voter pour cette ratification lors du Congrès.

Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux élus notre vote du 29 mai 2005.

Cette manifestation sur place est d¹autant plus importante qu¹en mars 2008 auront lieu les municipales et les cantonales. Les élus devraient donc être particulièrement sensibles à nos mobilisations.

Le mouvement citoyen « TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 » a donc créé le site Internet http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr

C’est une plateforme logistique destinée à réunir et fédérer les sans-culotte de France et de Navarre qui souhaitent participer à une manifestation citoyenne le 4 février 2008.

Il s’agit, pour les initiateurs de ce site, de permettre le rassemblement du plus grand nombre le « Jour J » du Congrès (Assemblée Nationale et Sénat réunis à Versailles selon l’article 89 de la Constitution de 1958), pour faire entendre notre voix et demander que soit respecté notre choix du 29 mai 2005.

Il s’agit de s’opposer, en se manifestement physiquement, à ce que le Congrès ratifie le Traité de Lisbonne, pour contraindre ainsi le Gouvernement à nous soumettre ce texte par la voie référendaire.

Les mots d’ordre, drapeaux et couleurs, des participants à cette manifestation du 4 février 2008 seront ensuite « à la charge » des organisations, partis , individus, respectivement concernés, mais il va de soi qu’ils seront tous tournés vers un seul objectif :

Non à la ratification en Congrès, oui au référendum populaire !

Respectez notre « NON » !

« TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008″ se propose de tout mettre en ¦uvre pour permettre au plus grand nombre d’entre nous de se retrouver en fin de matinée le 4 février 2008 à Versailles face aux élus du peuple, quand ils devront engager leur voix sur un acte aussi grave.

Aussi, nous vous engageons à vous inscrire sur ce site, par région, et à nous envoyer un mail précisant notamment :

- le nombre de participants
- la somme allouée à la participation
- le lieu souhaité pour un passage en car ou un co-voiturage ou un compartiment de train (si pas assez de personnes pour louer un car)

Les responsables des régions prendront contact avec vous le plus rapidement possible. Votre engagement sera ferme et définitif une fois ce contact pris.

Nous estimons qu¹il est extrêmement important pour notre avenir, au delà de nos tendances et de nos appartenances respectives, de nous rassembler et de manifester le 4 février 2008 à Versailles, au moment et au lieu du vote du Congrès, pour rappeler à nos élus, nos mandataires, qu¹ils doivent avant tout respecter notre voix.

Le Collectif Bellaciao soutient et participe à cette initiative 100% citoyenne et républicaine : « TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008 »

http://www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr

C’est notre combat commun, c’est un combat de la gauche républicaine et démocrate, il transcende les clivages et les partis.

Faites passer !

Salut et fraternité

Bellaciao
http://bellaciao.org

6 novembre, 2007

LES FEDERATIONS SYNDICALES DES CHEMINOTS : Appel grève 14 11 2007

Classé sous Evenements — maresistance @ 9:02

 

CGT – CFDT – FO – CFTC – SUD-Rail –

UNSA – CFE/CGC

Les Fédérations Syndicales des cheminots se sont réunies le mercredi 31 octobre 2007 pour

analyser la situation à la SNCF et les réponses du Gouvernement à l’issue des bilatérales sur

la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Sur la réforme des retraites, comme sur les dossiers touchant à l’avenir du Service Public

SNCF, aucune réponse n’a été apportée par le Gouvernement et la Direction SNCF.

En refusant d’entendre le message délivré lors du mouvement du 18 octobre dernier par

75, 6% des cheminots, Gouvernement et Direction SNCF font le choix d’un conflit plus long.

Ils en portent l’entière responsabilité.

Les cheminots rejettent massivement cette réforme qui se traduirait par un allongement du

temps de cotisation et une baisse du niveau des pensions, c’est travailler plus longtemps

pour gagner moins en retraite. Qui peut l’accepter ?

En effet, avec cette réforme c’est l’instauration d’une douple peine :

Avec le système de décote, la pension à terme sera diminuée de 25% pour une

même durée de travail ;

Avec la désindexation des pensions sur les salaires, (cette mesure appliquée au

régime général, a engendré en 15 ans un écart de 20% entre l’augmentation du

pouvoir d’achat des actifs et des retraités) ;

Avec la mise en place d’un double statut pour les nouveaux embauchés, le gouvernement

joue la division des anciens contre les jeunes.

Les cheminots exigent le maintien et l’amélioration de leur régime spécial de retraite et de

ses droits. L’augmentation du pouvoir d’achat et le développement de l’emploi à statut

sont étroitement liés à cette exigence.

Notre action est convergente avec celles des autres salariés des régimes spéciaux. Elle

s’inscrit aussi dans la défense du régime de retraite par répartition de tous pour lequel le

Gouvernement annonce déjà l’allongement à 41 ans de la durée de la cotisation.

Sur le Fret SNCF, le Gouvernement et la Direction restent sourds aux revendications des

cheminots et de la population.

Gouvernement et Direction SNCF doivent arrêter la casse du Fret SNCF qui va à l’opposé

des ambitions affichées pour le ferroviaire dans le grenelle de l’environnement. Ils doivent

donner les moyens pour maintenir et développer les infrastructures, les gares, les emplois s’y

attachant.

Au regard du refus du Gouvernement et de la Direction SNCF de répondre aux

revendications des cheminots, les Fédérations CGT – CFDT – FO – CFTC – SUD.Rail –

UNSA – CFE-CGC ont décidé d’appeler à nouveau les cheminots à la mobilisation

conformément à leur engagement lors de l’interfédérale du 22 octobre dernier.

Dans ce cadre, les fédérations CGT– FO – CFTC – SUD.Rail – UNSA – CFE-CGC

déposent un préavis national de grève, pour une durée illimitée reconductible

par période de 24h00, à partir du mardi 13 novembre 2007 à 20h00. D’autre

part la Fédération CFDT, après avoir délibéré avec ses instances, n’exclue pas

le principe de rejoindre l’appel commun.

13 septembre, 2007

Maintenant, A GAUCHE !

Classé sous Evenements — maresistance @ 7:39

FORUM – DEBAT

Samedi 20 octobre 2007 de 9h30 à 20h30

à PARIS

Vers une nouvelle force politique

pour une gauche de transformation sociale

Les élections ont porté au pouvoir une droite dure, ultra-libérale et conservatrice. Cadeaux fiscaux aux riches, peines plancher, remise en cause du code du travail et du droit de grève, franchise médicale, nouvelle loi contre les immigrés… : les conséquences sont immédiates.

L’opposition doit être à la hauteur. Sur le plan social, bien sûr, mais aussi sur le plan politique.Les principaux responsables du PS préparent une « rénovation » qui pousse à son terme le choix social-libéral, renie les fondamentaux de la gauche et prépare déjà des alliances au centre. Comment, sur cette base, opposer une logique alternative à la droite sarkozyenne ?

À la gauche du PS, les divisions bloquent l’émergence d’un projet transformateur. Aucune force existante, à partir d’elle ou autour d’elle, ne peut le faire naître. Le temps nous est compté. Une nouvelle force politique, pluraliste et moderne, s’impose. Une gauche de gauche qui affiche l’ambition de remettre en cause la logique d’un capitalisme mondialisé et destructeur, de redistribuer les richesses, de faire vivre l’égalité et la solidarité, de prendre le parti des combats pour la liberté et l’émancipation et de promouvoir un nouveau développement humain et une démocratie renouvelée. Une gauche qui, sur ces bases, s’adresse à tous, socialistes, communistes, écologistes, militants d’extrême gauche, républicains de gauche, féministes, altermondialistes. Une gauche en phase avec les quartiers populaires, les nouvelles générations militantes et l’engagement de milliers d’acteurs sociaux et culturels. Une gauche qui fait du neuf.

L’étau ne doit pas se resserrer entre un parti qui renonce à changer la vie et une gauche de témoignage.

Nous décidons de mettre toute notre énergie en faveur de la création d’une force nouvelle, résolument à gauche, qui s’inscrive dans le champ politique avec la volonté d’y bouleverser les rapports de force et de donner à un projet de transformation la majorité qu’il mérite. Nous voulons le faire avec toutes celles et ceux qui partagent cet objectif.

Contact : maintenantagauche@orange.fr

Site : http://www.maintenantagauche.org

 

Maintenant, A GAUCHE !

FORUM – DEBAT

Samedi 20 octobre 2007 de 9h30 à 20h30 à PARIS

Programme :

Accueil : 9H30

Introduction de la journée : 9h45-10h00.

Table-ronde 1 : 10h00-12h00

Comment résister à l’offensive tous azimuts de Sarkozy ?

Les mesures législatives du programme présidentiel se mettent en place. Le démontage social et républicain est en marche. Comment s’opposer à une série de mesures diversifiées, mais qui dessinent projet global qui veut mettre la société française aux normes de lamondialisation capitaliste ?

Interventions de syndicalistes, acteurs sociaux, universitaires, politiques…

Débat avec la salle.

Table-ronde 2 : 14h00-16h00

Qui doit décider et comment : les peuples ou les marchés ?

Hyperprésidentialisation de la V° République, poids accru des multinationales et des marchés financiesr sur les politiques publiques, nouveau Traité européen contournant la volonté populaire… la démocratie est toujours plus appauvrie. Comment conquérir une nouvelle capacité d’intervention des citoyens sur leur avenir ?

Interventions d’économistes et universitaires, acteurs sociaux, responsables politiques…

Débat avec la salle.

Grands témoins : 16h30-17h00

Recompositions à gauche en Europe.

Interventions de représentants de Die Linke (Allemagne) et du Bloc de Gauche (Portugal).

Table-ronde 3 : 17h00-20h00

Vers une nouvelle force politique pour une gauche de transformation sociale ?

Après 2002, la réplique de 2007 dessine une défaite sévère, mais aussi profonde car politique, idéologique et culturelle. Un nouveau projet de transformation répondant aux défis de notre temps peut-il se dessiner à partir des organisations actuelles à gauche ? Une nouvelle force politique n’est-elle pas l’instrument nécessaire d’une véritable alternative ?

Interventions de responsables de différentes organisations et courants politiques de gauche.

Débat avec la salle.

Conclusion de la journée : 20h00-20h15.

12 septembre, 2007

« Grenelle » de l’Environnement :Associations et syndicats unis pour une réelle

Classé sous Evenements — maresistance @ 13:31

Paris, le 10 septembre 2007

Dans le cadre de l’atelier « transports » du Grenelle de l’environnement, les représentants CGT,

CFDT, FO, CFE-CGC, la fédération France Nature Environnement, la Fédération Nationale

des Associations d’Usagers des Transports, le Réseau Action Climat – France* (RAC-F),

Les Amis de la Terre*, WWF*, Greenpeace* et la Fondation Nicolas Hulot s’accordent pour :

- Proposer ensemble des mesures de promotion d‘une politique durable des transports des

personnes et des marchandises en France.

- Comme mesure d’urgence, demander de surseoir à toute nouvelle décision de réduction des

capacités de la SNCF entreprise publique de transport ferroviaire des marchandises.

1. Des revendications communes pour une inversion des priorités de la politique des

transports.

Les signataires rappellent que la lutte contre le réchauffement climatique est une priorité majeure

du « Grenelle de l’environnement ». En France, les émissions de gaz à effet de serre des

transports représentent 26% des émissions et ont connu une progression de 23% depuis 1990, ce

qui donne à ce secteur d’activités de lourdes responsabilités. En cause, la domination du trafic

routier de personnes et de marchandises qui concentre 92% des rejets de gaz à effet de serre des

transports, dont plus de la moitié pour la voiture individuelle.

Constatant que la priorité absolue à la route engendre des nuisances considérables à la

collectivité (contribution majeure à l’effet de serre, pollutions locales et globales, bruit, accidents,

conditions de travail des conducteurs, emprise au sol, dégradation paysagère, etc.), les

organisations syndicales et de défense de l’environnement soutiennent ensemble les propositions

suivantes, nécessaires à la mise sur pied d’une véritable politique écologiquement et socialement

responsable des transports.

Celles-ci supposent notamment que l’Etat prenne les mesures pour imputer au transport routier

ses coûts environnementaux et d’infrastructures, et investir dans les infrastructures permettant de

développer les modes alternatifs, ce qui permettra de notamment relancer le fret ferroviaire et les

transports fluviaux et maritimes.

Les organisations signataires demandent donc que les mesures suivantes soient prises lors du

« Grenelle » :

- La définition d’un plan national de réduction du trafic routier, comportant des objectifs

chiffrés, en lien avec les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

- Conséquemment, le classement du transport de fret ferroviaire, fluvial et par cabotage

maritime au rang d’intérêt général, ce qui suppose de réelles obligations de service public

assignées par l’Etat et, en l’absence de péréquation possible entre les différentes activités des

entreprises concernées, une intervention des pouvoirs publics (Etat et Régions) pour les soutenir.

- La planification du transfert modal vers les modes sobres en carbone, ce qui suppose une

réelle remise à niveau de l’infrastructure ferroviaire, et des investissements pour développer des

plate-formes multimodales raccordées au réseau ferroviaire et fluvial.

- La mise en place d’une écoredevance sur le transport routier de marchandises, dont les

recettes seront affectées aux transports ferroviaires, fluviaux, maritimes et combinés, cette

politique devant s’étendre au niveau européen.

- L’augmentation substantielle des financements publics permettant le développement des

transports collectifs de voyageurs.

- La priorité au ferroviaire et au fluvial dans leur domaine de pertinence, en utilisant le

transport routier de marchandises dans un rôle complémentaire (essentiellement acheminements

terminaux) aux modes doux, ce qui permettra de repenser la configuration des véhicules (gabarit

réduit) et de revoir les conditions de travail de son salariat.

2. Un constat commun. Une réaction commune aux décisions récentes de la SNCF sur le

fret

Le grand écart entre les discours et les actes doit cesser. Si le gouvernement veut être

cohérent et ambitieux sur la question des transports et du réchauffement climatique, il doit

impérativement demander à la SNCF, dans le cadre de son pouvoir de tutelle, de renoncer à ce

projet. Cette dernière doit surseoir à toute décision de réduction des capacités humaines et

d’infrastructures de transport ferroviaire de marchandises et doit préparer, en accord avec l’Etat,

un réel plan de transfert du fret de la route vers le rail.

Les nouvelles décisions de la SNCF concernant son activité de transport de marchandises

montrent qu’elle s’apprête à réduire très fortement son activité dans le domaine des « wagons

isolés » et à cesser l’exploitation d’un certain nombre de sites, comme des gares de triages et des

lignes capillaires. En effet, en pleine pause estivale, la SNCF, établissement public sous tutelle

directe de l’Etat, a décidé de fermer dès fin novembre, 262 gares au transport de marchandises

(wagons isolés), dont des gares aussi importantes que Le Mans, Poitiers, Saint Pierre des Corps,

Limoges… pas moins de 19 villes-préfectures sont concernées. Elle vient d’allonger la liste de 142

à 191 supplémentaires, portant à un quart des points de desserte qui pourraient disparaître.

Ces trois dernières années, le fret ferroviaire a reculé de 13% en volume (beaucoup plus en parts

de marché) dans le cadre du dernier plan de redressement des comptes de fret SNCF (Plan

Veron) et la situation financière de Fret SNCF ne s’est nullement améliorée. Et il est fort à craindre

que ces nouvelles fermetures de gares et suppressions d’emplois entraînent des suppressions

supplémentaires de lignes ferroviaires alors qu’une expérimentation de fret de proximité (wagons

isolés), dans laquelle la SNCF devrait s’engager, est très fortement soutenue par les donneurs

d’ordre industriels. Les fermetures ne seraient pas sans conséquence sur les transports collectifs

de voyageurs rendant l’usage de la route inéluctable.

3. Mobilisation sociale

L’intersyndicale, FNE, la FNAUT, la FNH le RAC- F*, Les Amis de la Terre*, WWF*, Greenpeace*

prendront dans les prochains jours les initiatives nécessaires pour faire valoir, auprès des acteurs

économiques et de la population, la nécessité de revoir en profondeur la politique des transports

en France en soutenant ces mesures.

*Membres de l’Alliance pour la Planète

Front uni Associations-Syndicats lors du Grenelle de l’environnement.

Classé sous Evenements — maresistance @ 13:29

 

Paris, le 10 septembre 2007 – Les représentants des organisations environnementales et

des syndicats1 ont décidé de faire front commun dans l’atelier transports du Grenelle de

l’environnement afin de se dresser contre l’annonce de la fermeture de nombreuses gares

de fret par la SNCF.

Fait sans précédent : ce lundi 10 septembre, dans l’atelier transports du Grenelle de

l’environnement, les organisations ont déposé une contribution commune2, qui défend une réelle

politique de transports durable.

Le grand écart entre les discours et les actes doit cesser, si l’on veut que le Grenelle soit autre

chose qu’une opération de communication et si le gouvernement ne veut pas perdre tout crédit sur

sa démarche.

Les organisations environnementales et syndicales signataires de la contribution commune

demandent de surseoir à la décision de réduction de capacités humaines et

d’infrastructures ferroviaires et exigent de l’Etat et de la SNCF, entreprise publique, un plan

ambitieux de transfert du fret de la route vers le rail.

Les représentants des organisations environnementales et syndicales ont fait valoir ensemble une

série de propositions, sur l’organisation des transports en général et en particulier sur la situation

très préoccupante du fret ferroviaire qui est pourtant le mode de transports de marchandises le

moins émetteur de gaz à effet de serre. Ils demandent par conséquent au Grenelle d’adopter ces

mesures et de les mettre en oeuvre rapidement par le MEDAD.

Par ailleurs, sur cette base unitaire, les organisations signataires prendront des décisions de

mobilisation et d’action nécessaires, associant la population, pour faire valoir la prise en compte

d’une politique écologiquement, économiquement et socialement responsable des transports.

Contacts presse :

Réseau Action Climat : Olivier LOUCHARD 06.26.40.07.74

France Nature Environnement : Michel DUBROMEL : 06.82.52.11.81

FNAUT : Jean SIVARDIERE : 04.76.75.23.31

CGT : Daniel GENESTE 06.81.75.21.54

CFDT : Jean Pierre BOMPARD 06.81.53.53.50

CFE-CGC : André PROVENSAL 06.07.45.79.70

1 Les Amis de la Terre*, Réseau Action Climat – France*, Greenpeace*, WWF* (*membres de l’Alliance pour

la planète), FNAUT, Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, CGT, CFDT, CFE-CGC, FO

2 voir texte complet ci après

23 juillet, 2007

29 septembre 2007 : quatre heures contre les franchises médicales

Classé sous Evenements — maresistance @ 16:06

 Voici le texte de 29 associations, syndicats, partis politiques, appelant aux quatre heures contre les franchises médiacles en septembre prochain. D’ici là, il s’agit de construire la riposte unitaire la plus large et de porter l’information la plus complète en direction des usagers.

« Professionnels du soin, syndicats, partis politiques, acteurs du monde associatif ou médico-social, mutualistes, représentants des usagers et /ou usagers du système de santé, nous nous mobilisons contre les franchises, pour l’accès aux soins de qualité et à la santé pour tous.

Nous refusons les franchises sur les soins, que veut mettre en place le nouveau gouvernement :

- Appliquer une franchise, c’est ne rien rembourser au patient en dessous d’un seuil annuel de dépenses proposé par le gouvernement et voté par le Parlement.

- Appliquer une franchise, même si elle épargnait les patients bénéficiaires de la CMU, c’est pénaliser les patients aux revenus les moins élevés, c’est aggraver les difficultés d’accès aux soins de ceux qui ne peuvent actuellement se payer une complémentaire, de ceux qui ne le pourront plus car le coût des complémentaires augmentera.

- Appliquer une franchise, c’est rendre impossible, en médecine générale, la pratique du tiers payant, alors que celui-ci est nécessaire pour l’accès aux soins des patients aux revenus les plus modestes.

- Appliquer une franchise, c’est dissuader les patients de se faire soigner pour des maladies apparemment peu sévères mais qui, faute de soins, risquent de s’aggraver ; c’est les inciter à reporter à plus tard les actes de prévention ; c’est l’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

- Appliquer une franchise, c’est économiquement inefficace : les forfaits, mis en place ces dernières années, n’ont pas empêché l’accroissement des dépenses de soins car celles-ci sont concentrées sur un petit nombre de personnes à pathologies graves.

La franchise est sensée «  responsabiliser  » les patients, les membres du gouvernement le répètent constamment. C’est dire que pour eux, les Français sont irresponsables… Or, pour être responsable, il faudrait pouvoir s’orienter en connaissance de cause, bénéficier d’un système d’information claire sur l’organisation réelle du système de santé, sur les tarifs pratiqués, sur les pathologies et l’éducation à la santé. C’est loin d’être le cas en France.

La responsabilisation est donc un prétexte, les malades n’étant pas responsables de leurs maladies. La franchise est avant tout un système de pénalisation financière et de culpabilisation, notamment du malade pris en charge à 100%, du cancéreux, du dialysé, du diabétique, de l’accidenté du travail. Ce projet s’inscrit dans une «  culture  » des uns contre les autres, génératrice de haines sociales.

La question de la dépense de soins découle de décisions politiques sur l’organisation du système de soins, du mode de rémunération des professionnels, du type de formation qu’ils reçoivent (indépendante ou non notamment), de la mise en place d’actions de prévention et d’éducation à la santé, d’actions sur les conditions de vie des gens, sur la santé au travail et environnementale, sur le bien manger…

L’instauration de franchises, la généralisation des dépassements d’honoraires par la création d’un secteur optionnel, aboutirait à l’abandon progressif d’un système d’Assurance maladie solidaire, dans lequel chacun cotise selon son revenu et est soigné selon son état de santé ; ce serait la mise en place d’un système assurantiel privé favorable à la croissance des inégalités sociales de santé.

S’opposer aux franchises est le premier pas pour construire un système de santé plus juste.

Réussir la mobilisation du 29 septembre, c’est permettre ensuite, s’il n’y a pas abandon par le gouvernement de cette proposition injuste, d’engager, dans la deuxième quinzaine d’octobre, des manifestations décentralisées dans toute la France ».

SIGNATAIRES DU COLLECTIF NATIONAL : AMUF : Association des Médecins Urgentistes de FranceAppel contre la Franchise Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef)ATTAC France Collectif «  La Santé n’est pas une marchandise  »CDDSP75

CGT de l’administration centrale des Affaires sociales

Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des  Services publics 

CoMéGas : Collectif des Médecins Généralistes pour l’Accès aux Soins

Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité

Fondation Copernic

FSU

LCR

Mars-Gauche républicaine

MRC

Parti Socialiste

PCF

Retraité(e)s Sud Solidaires de Loire-Atlantique et Vendée

Résistance sociale

SMG : Syndicat de la Médecine Générale 

SNICS-FSU

UFAL: Union des Familles laïques

UNAM :Union Nationale Alternative Mutualiste

Union Syndicale SOLIDAIRES

Union Fédérale SUD Protection Sociale

Union fédérale Sud Santé Sociaux  

UNGMS :Union Nationale des Groupements Mutualistes  Solidaires

UNRPA : Union Nationale des Retraités et des personnes âgées

USP : Union Syndicale de la Psychiatrie 

25 juin, 2007

RESOLUTION DE LA COORDINATION DES COLLECTIFS UNITAIRES, ST DENIS 23-24 JUIN 2007.

Classé sous Evenements — maresistance @ 10:52

La coordination des collectifs unitaires, réunie à Saint-Denis les 23 et 24 juin 2007, et rassemblant des délégué-es de collectifs et comités unitaires, quels que soient les noms qu’ils se donnent, et quels qu’aient été leurs choix à l’occasion de la séquence électorale, a décidé d’organiser avant la fin de l’année 2007, comme cela avait été envisagé lors des précédentes coordinations de Bobigny et de Saint-Denis, des Assises dont l’objet est ainsi défini :

Nous voulons pérenniser notre existence en tant qu’espace commun de réflexion et d’action, structuré en collectifs locaux, coordonnés de manière efficace et visible.

Les collectifs unitaires sont des espaces ouverts à tous : citoyens engagés, membres ou non d’organisations politiques, associatives, syndicales, de courants. Ils ont la volonté de réunir toutes les sensibilités de la gauche antilibérale, altermondialiste, alternative, écologique, antiraciste, solidaire, féministe, anti-guerre.

Ils sont en lien avec les divers mouvements et réseaux de mobilisation sociale, et en sont parties prenantes.

Ils sont des lieux d’échange, d’élaboration d’un projet de gauche véritablement en rupture avec le libéralisme, des lieux de résistance et d’action.

Ils proposent un cadre stable et ouvert à celles et ceux qui veulent faire vivre un processus unitaire par une dynamique capable d’ouvrir une alternative au libéralisme.

Chaque collectif décide souverainement de ses modalités d’organisation, sur la base du principe : 1 personne = 1 voix.

A l’occasion de nos Assises, nous entendons :

- Nous donner au niveau national des règles de fonctionnement, de décision, et de représentation démocratiques, ainsi qu’une dénomination.
- Contribuer à l’organisation, de la résistance à la politique du gouvernement Sarkozy, avec l’ensemble des forces disponibles.
- Travailler à la poursuite de l’élaboration de notre projet écologiste, féministe et de transformation sociale, allant bien au-delà du cadre programmatique des « 125 propositions » du texte « ce que nous voulons ».
- Faire le bilan de l’activité de la gauche de transformation sociale et écologique depuis 2005, ainsi que de l’état des forces à l’issue des dernières élections.
- Travailler à l’élaboration d’outils de communication.

Toutes les citoyennes et tous les citoyens, les militantes et les militants qui entendent porter le projet d’un rassemblement des forces « anti-libérales », écologistes et de transformation sociale, qu’ils appartiennent ou non par ailleurs à des forces constituées, sont invité-es à participer, depuis les collectifs existants dans leurs localités, et le cas échéant dans leur département, ou à travers les collectifs qui se constitueront, à la préparation de ces assises, dont les modalités plus précises de convocation et d’organisation seront arrêtées par la prochaine coordination, prévue à la fin du mois de septembre.

L’organisation de la dynamique des collectifs constituera un élément décisif des rassemblements à venir.

Il est donc convenu :

1 – de tenir les Assises des collectifs unitaires à l’automne 2007.
2 – de veiller à la relance de l’activité et au développement des collectifs locaux et des coordinations départementales.
3 – de proposer aux partis, courants, forces organisées et autres partenaires de la gauche écologiste et de transformation sociale, ainsi qu’aux diverses composantes du mouvement social, la préparation et la tenue dans le courant de l’année 2008 d’États Généraux unitaires pour construire et porter un projet d’alternatives pour la transformation sociale et la préservation de la planète (actualité de l’antilibéralisme, de l’anticapitalisme, du féminisme, de l’antiproductivisme, de la lutte contre les discriminations, etc.).

Le secrétariat désigné par la coordination nationale est mandaté pour commencer à mettre en œuvre cette triple décision.

La coordination donne donc mandat au secrétariat qu’elle a désigné pour prendre contact avec les forces politiques de la gauche antilibérale, les associations, les syndicats, les réseaux de mobilisation et autres acteurs, pour :

- leur présenter le projet des Assises
- leur proposer de diffuser leurs contributions, qui seront intégrées à la préparation des Assises
- les interroger sur la possibilité d’organiser dans l’unité des États Généraux de l’ensemble de la gauche écologiste, féministe et de transformation sociale. Le secrétariat rendra compte de ce mandat lors de la coordination prévue en septembre.

19 juin, 2007

Des inspecteurs citoyens empêchent un nouveau test du missile M51

Classé sous Evenements — maresistance @ 15:56

« Une action de salubrité publique pour la paix » déclare Pierre Villard co-président du Mouvement de la Paix

Dernière minute : à 11 heures, ce jour, le tir n’a toujours pas eu lieu.

La France a tenté de procéder ce 19 juin 2007 à un second tir d’essai du futur missile M51 au Centre d’Essais et de Lancement de Missiles des Landes à Biscarosse.
Le M51 est un nouveau missile destiné à porter de nouvelles têtes nucléaires sur des distances supérieures à 6000 km. Des inspecteurs citoyens ont réussi à empêcher cet essai qui constituait une des premières décisions concrètes du nouveau président de la République Nicolas Sarkozy et du nouveau ministre de la Défense Hervé Morin.

Pour Pierre Villard, co-président du Mouvement de la Paix, présent à Biscarosse comme porte parole du « Collectif Non au M51 », « Cet essai constitue un très mauvais signal envoyé au monde. En poursuivant la modernisation de ses armes nucléaires, en s’autorisant ce qu’elle interdit à d’autres, la France perd de son crédit au sein de la communauté internationale. Avec ce test, elle bafoue de façon manifeste l’article 6 du T.N.P. en participant à la prolifération nucléaire».

« Au moment où les Etats-Unis ont l’ intention de créer de nouvelles bases militaires en Europe pour leur bouclier anti-missiles ouvertement dirigé contre l’Iran, la décision de la France vient rajouter de l’instabilité sur la scène internationale » s’inquiète le dirigeant pacifiste. « Quel dangereux signal au moment où le Moyen-Orient et le Darfour s’enlisent dans la violence ! » poursuit Pierre Villard.

Le Mouvement de la Paix invite le gouvernement à se reprendre en suspendant immédiatement le programme de missiles M51 et à prendre des initiatives pour que s’engage un processus international de désarmement nucléaire. C’est possible : une convention d’interdiction des armes nucléaires a été élaborée par des ONG et une quatrième session spéciale de l’ONU pour le désarmement est attendue par de nombreux pays.

A l’heure où de nombreux acteurs sociaux réclament des moyens «Les 15 milliards d’euros du programme M51 peuvent être disponibles immédiatement pour une vraie politique de désarmement, la satisfaction des besoins sociaux et l’aide au développement » indique Pierre Villard.

Le Mouvement de la Paix, qui a lancé depuis plusieurs mois une consultation nationale par votation citoyenne sur les armes nucléaires et les dépenses militaires, invite les citoyens à s’opposer massivement à ce programme de modernisation des armes nucléaires françaises.

12

La vie elle belle |
RETOUR CARTOUCHES VIDES |
oser |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Tu l'as dit, Souris!
| Pensées Libres...
| Le blog de la procrastinati...