Ultrarésistance

31 janvier, 2008

NOS ENFANTS SONT FICHÉS, ON NE S’EN FICHE PAS !

Classé sous Non classé — maresistance @ 10:24

LES SIGNATAIRES DE CETTE PÉTITION NATIONALE RÉCLAMENT
LA SUPPRESSION IMMÉDIATE DE

« BASE ELEVES »

Bientôt, tous les enfants en âge d’être scolarisés qui résident en France seront fichés dans le système Base élèves 1er degré. Elaboré en l’absence de tout débat démocratique sur sa finalité, son fonctionnement, ses possibilités de croisement avec d’autres fichiers (police, justice,…), il est en voie de généralisation sur tout le territoire, après une simple déclaration à la Cnil le 24 décembre 2004. Sa mise en place rencontre de fortes oppositions de la part de parents d’élèves – mais nombre d’entre eux ignorent jusqu’à son existence –, d’enseignants, d’associations et d’élus. Des conseils municipaux se sont prononcés contre ce fichage, des parents le refusent, des directeurs d’école sont opposés ou réticents (ils sont alors soumis à de fortes pressions de leur hiérarchie)… mais rien ne semble pouvoir arrêter une administration qui minimise les dangers du système.

Des informations sur les enfants et leurs familles qui, jusqu’à présent, ne sortaient pas de l’école, deviennent partiellement accessibles aux maires, et remontent jusqu’à l’échelon académique, et même au niveau national avec un identifiant (la liste des informations se trouve en Annexe). Ces données transitent via Internet. Personne n’a oublié le scandale de juin 2007 qui a mis en évidence l’absence de sécurisation – tout un chacun pouvant avoir accès aux données personnelles des enfants et de leurs familles.

La plupart des données individuelles nominatives seront conservées quinze ans. La finalité affichée du traitement est d’« apporter une aide à la gestion locale des élèves, assurer un suivi statistique des effectifs d’élèves et permettre un pilotage pédagogique et un suivi des parcours scolaires ».

Mais dans la mesure où il va ficher tous les enfants – y compris ceux qui sont scolarisés dans leur famille – l’une des utilisations vraisemblables de ce système se trouve dans la Loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007. Cette loi place le maire « au centre de la politique de prévention » avec de nouveaux pouvoirs, en le faisant notamment bénéficier de la notion de « secret partagé » avec différents acteurs sociaux. Les enseignants sont associés à ce dispositif de contrôle social : l’article 12 de la loi modifie le Code de l’Education en précisant que les établissements scolaires « participent à la prévention de la délinquance ». Base élèves se situe donc dans la droite ligne du rapport Benisti qui, pour prévenir « les comportements déviants », préconise la détection précoce des troubles comportementaux infantiles dès la crèche…

Sous la pression d’un mouvement de protestation de parents d’élèves, d’enseignants et d’organisations de défense des droits de l’Homme, le ministère a annoncé le 5 octobre 2007 la suppression des champs relatifs à la nationalité (Annexe note(2)) – tout en maintenant le lieu de naissance.

Pour l’enfant, individu en devenir, toute information sortie de son contexte peut être source de discrimination. Confier autant de données personnelles à une administration qui pourra les faire circuler par Internet et les utiliser à des fins qui ne sont pas précisées, nous semble dépasser ce qui peut légitimement être exigé des familles. L’école doit rester un lieu protégé, un lieu où l’enfant doit pouvoir se développer sans être enfermé dans son passé.

Convaincus que les libertés individuelles sont trop importantes pour être abandonnées au bon vouloir des gouvernements et des administrations, nous demandons la suppression définitive du système Base élèves et des données déjà collectées.

Pétition mise en ligne à l’initiative du CORRESO (Collectif Rennais de Résistance Sociale), le 22/01/2008.

Texte finalisé par Line Lucas et Hélène Auneau (Rennes), Mireille Charpy (Grenoble) et François Nadiras (Toulon).

12 décembre, 2007

Retour au clavier

Classé sous Non classé — maresistance @ 19:11

Désolé pour ce long silence mais l’actualité revendicative de ces dernières semaines m’a tenu éloigné de l’ordinateur pour préférer la rue et les AG. De retour au clavier pour de nouvelles infos sur les luttes et les résistances.

A tout de suite.

 

6 novembre, 2007

Réforme du régime spécial des Industries électriques et gazières

Classé sous Non classé — maresistance @ 9:04

Communiqué interfédéral du 31 OCTOBRE 2007

 

Le jour même des interfédérales des 3 professions concernées par la réforme, le ministre s’est fendu d’une dépêche, indiquant «  sa volonté de maintenir les principes de la réforme tout en examinant les propositions syndicales destinées à atténuer ses conséquences pour le pouvoir d’achat des salariés concernés  ».

Les 5 fédérations syndicales réaffirment leurs désaccords avec le cadre actuel posé par le gouvernement pour la réforme des régimes spéciaux malgré la puissante journée d’action du 18 octobre.

Elles considèrent inacceptable d’imposer aux salariés concernés par la réforme de travailler plus longtemps pour gagner moins à la retraite.

La CFDT, la CFE-CGC et la CFTC attendent des réponses précises du gouvernement en début de semaine prochaine. Ces 3 fédérations posent une date butoir au gouvernement pour le mardi 6 novembre pour apprécier si le cadre a bougé. La CGT et FO appellent dès aujourd’hui à se mobiliser le 14 novembre.

Les 5 fédérations affirment leur volonté de conserver l’unité syndicale.

 

Dans le cas où le gouvernement ne reverrait pas sa copie, les fédérations, CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC s’engagent d’ores et déjà à appeler les électriciens et gaziers à la poursuite de l’action unitaire, avec grève et manifestations, le 14 novembre.

 

Elles conviennent de se revoir le mardi 6 novembre.

4 septembre, 2007

Gauche : où es-tu ? que fais-tu ?

Classé sous Non classé — maresistance @ 15:51

Bonjour à tous,

 

Après plusieurs semaines de silence, me voici de retour. L’actualité n’a pas été silencieuse et les mauvais coups, durant le mois d’août n’ont pas faiblis.

Le parti socialiste, lors de son Université d’été a poursuivi sa recomposition idéologique qui l’éloigne de plus en plus de la gauche. Ses ténors n’hésitants plus à aller manger la soupe sarkoziste …

Pendant ce temps, la gauche, celle sur qui on pense pouvoir compter pour une réelle alternative, est restée pour le moins silencieuse. La LCR propose la création d’un nouveau parti, le PCF prépare ses congrès, …. On a vraiment envie que tout cela bouge, d’agiter le cocotier et que jaillissent idées et actions. Pour le moment, on a surtout le sentiment d’un grand immobilisme.

Je propose que ce blog devienne un lieu d’échanges où tous ceux qui en ont envie s’expriment sur la façon dont ils voudraient voir évoluer la gauche de gauche à la fois structurellement et idéologiquement. Un lieu d’agitation des idées. Un lieu de jaillissement. Faisons nous entendre bordel !

Merci de vos contributions.

30 mai, 2007

APPEL CONTRE LA FRANCHISE SARKOZY

Classé sous Non classé — maresistance @ 22:53

« FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGER
En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c’est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :D ans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c’est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ».
La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c’est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.

Pour signer : http://www.appelcontrelafranchise.org

25 avril, 2007

Bonjour tout le monde !

Classé sous Non classé — maresistance @ 18:20

Face à l’ultralibéralisme à la Sarko ou au soft liberalisme à la Sego, il est temps d’entrer en ultrarésistance.

Ce blog sera celui de toutes les résistances : politiques, sociales, artitistiques, culturelles.

 Face à la pensée unique il est temps d’ouvrir les résistances multiples.

 Je compte donc sur tous ceux qui se sentent concernés pour faire vivre ce blog en apportant vos infos et vos commentaires.

A bientôt

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