Ultrarésistance

17 octobre, 2007

Traité Européen

Classé sous coup de colere — maresistance @ 8:11

APPEL

En 2005, les citoyennes et les citoyens de notre pays et des Pays-Bas

ont refusé la « constitution » européenne que les chefs d’Etat de

gouvernement avaient adoptée. Dans plusieurs pays, elle n’a jamais été

ratifiée. Fin juin 2007, les chefs d’Etat et de gouvernement ont lancé une

procédure éclair pour un nouveau traité européen, sans débat populaire,

sans referendum.

Contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, ce n’est pas un « mini-traité

». Sous un autre nom et une autre forme, il reprend l’essentiel de la «

constitution » rejetée.

Contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, « le respect de l’économie

ouverte de marché où la concurrence est libre » restera la pierre

angulaire de la construction européenne à laquelle tout est subordonné.

Aucune des principales exigences soulevées dans le débat sur le traité

constitutionnel n’est prise en compte : services publics, égalité hommesfemmes,

laïcité, préservation de l’environnement et des ressources non

renouvelables, Europe sociale, refus de la libre circulation des capitaux

et du dumping fiscal, surpuissance et missions de la banque centrale

européenne (BCE), politique de paix, fonctionnement démocratique de

l’Union européenne. Rien.

Les services publics restent soumis aux règles de la concurrence. La

référence aux « héritages religieux » est maintenue. Aucun des

obstacles à l’amélioration des règles sociales n’est levé. Les politiques

environnementales sont stérilisées par les choix économiques ultralibéraux.

Le pouvoir de la BCE est préservé. L’inscription de la défense

européenne dans la politique de l’OTAN, c’est à dire sa soumission aux

Etats-Unis, et la militarisation de l’Europe sont confortées. La charte des

« droits fondamentaux », déjà très insuffisante, reste vidée de toute

portée pratique. Et, comme prévu par le traité constitutionnel, le système

institutionnel actuel, profondément anti-démocratique, n’est pas vraiment

transformé. Bref, on retrouve tout ce qui fait de l’Europe une zone

aménagée de libre échange et de promotion des politiques néo-libérales,

au lieu qu’elle se construise démocratiquement et propose une autre

voie que le règne sans partage des multinationales et des marchés

financiers.

Nous sommes des partisans déterminés d’une Europe émancipée de

cette tutelle des puissances financières, capable de refuser les politiques

de domination agressive et les interventions militaires pour mettre en

oeuvre de nouvelles relations internationales, notamment avec les pays

du Sud. Nous voulons une Europe fondée sur le refus de toutes les

discriminations, le respect effectif de la diversité culturelle et la

convergence par le haut des droits sociaux, des normes

environnementales et des protections des consommateurs. Nous

voulons une Europe bâtie sur la volonté et la souveraineté populaire.

Voilà pourquoi nous refusons ce nouveau traité. Et nous proposons une

démarche : l’élaboration d’un nouveau texte fondateur à la suite d’un

processus démocratique, populaire et transparent ; puis sa ratification

par referendum dans tous les Etats.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent cette Europe là à

se mobiliser, à faire converger leurs initiatives et à unir les forces pour

expliquer le véritable contenu du nouveau traité, dénoncer la tromperie

et pour ouvrir une nouvelle perspective d’une Europe démocratique,

sociale, écologique et solidaire.

Pour éviter que le peuple tranche, Sarkozy veut faire adopter le nouveau

traité par la voie parlementaire. Rien ne dit qu’il pourra le faire. Les

citoyens et les élus, quel qu’ait été leur vote le 29 mai 2005, doivent

refuser que la démocratie et la volonté populaire soient bafouées et

exiger un nouveau referendum.

Le 16 octobre 2007.

Premiers signataires :

AC! – AlterEkolo – Alternatifs – ATTAC – Cactus La Gauche –

Confédération Paysanne – Coordination des Groupes de Femmes

Egalité – Coordination nationale des collectifs antilibéraux – Démocratie &

Socialisme – Fondation Copernic – Forces Militantes – LCR – Marches

européennes – MARS Gauche Républicaine – PCF – PCOF – Pour la

République Sociale – Réseau Féministe Ruptures – Union des Familles

Laïques – Union syndicale Solidaires …

1 octobre, 2007

18 octobre : Premier grand rendez-vous contre la politique de Sarkozy…

Classé sous coup de colere — maresistance @ 8:30

Après les cheminots, les gaziers, les électriciens, la RATP, les retraités, la chimie, les transports, etc… l’heure est à la multiplication des appels à l’action, souvent unitaire, pour le jeudi 18 octobre. Après les rassemblements réussis dans toute la France contre les franchises médicales, le 29 septembre, la mobilisaiton du 18 octobre peut constituer un réel temps fort de l’expression populaire contre la politique de Sarkozy : franchises, école, retraites, etc…

Il nous reste 18 jours pour aller à la rencontre des salariés, des citoyens, pour aller au débat pour convaincre qu’il est possible de faire reculer Sarkozy et son gouvernement. Face aux prétentions du MEDEF, les travailleurs n’ont qu’une seule voie, une seule voix, celle de la rue !

 Préparons le 18 octobre pour que ce jour là, par centaines de milliers, dans les rues de toutes les villes de France, s’exprime le refus de cette politique qui en donne toujours plus aux riches et exige des salariés qu’ils travaillent plus,tout en leur enlevant tous leurs acquis.

 Conte la casse du modèle social solidaire, tous dans la rue le 18 octobre !

CARTE SCOLAIRE, COLLÈGE UNIQUE…

Classé sous coup de colere — maresistance @ 8:15

Voici les chiffres qui condamnent la politique éducative sarkoziste

Une étude comparative, réalisée par l’Aped et portant sur
les systèmes éducatifs européens, apporte désormais la
preuve irréfutable que les réformes annoncées par le
gouvernement de Nicolas Sarkozy — assouplissement de la
carte scolaire et suppression du collège unique –
conduiront à une augmentation catastrophique de la fracture
sociale dans l’enseignement français. L’étude démontre en
effet que le degré d’inégalité dans les systèmes éducatifs
européens est directement corrélé, pour plus de 66%, au
degré de liberté de choix d’une part, au caractère plus ou
moins précoce de la première sélection hiérarchisante
d’autre part. L’étude montre enfin que la suppression de la
carte scolaire et l’abaissement de 14 à 12 ans du premier
palier d’orientation conduiraient l’enseignement français à
rejoindre la Belgique et l’Allemagne dans le peloton de tête
des systèmes éducatifs les plus ségrégateurs sur le plan social.

L’étude détaillée ainsi qu’un article de présentation rapide
sont à lire d’urgence sur…

http://www.ecoledemocratique.org/article.php3?id_article=414

28 septembre, 2007

Guy MOQUET – Lettre ouverte à Xavier Darcos.

Classé sous coup de colere — maresistance @ 17:21

Monsieur le Ministre,

Le 22 octobre 2007, je lirai la lettre du jeune Guy Môquet, puisque mon statut de fonctionnaire m’impose l’obéissance à ma hiérarchie. La lecture de ce texte sera l’occasion d’expliquer aux élèves comment l’école de la République a eu, à un moment donné de l’histoire française, pour fonction de construire artificiellement un sentiment d’identité nationale en enseignant aux jeunes Aveyronnais, aux jeunes Bretons, aux jeunes Alsaciens, une même langue et une même histoire. Une histoire évènementielle construite de symboles, de héros, de batailles gagnées, de monuments commémoratifs, qui n’avait qu’un seul objectif construire une identité nationale et faire naître dans le cœur de chacun un même sentiment patriotique, sentiment qui a malheureusement conduit beaucoup d’entre eux à partir à la guerre la fleur au fusil. Ce bref rappel nous permettra de poser la question de la vérité historique et de l’instrumentalisation de l’histoire par le pouvoir politique. La lecture de cette lettre sera aussi l’occasion de poser la question éthique du sens de l’obéissance. Les policiers français qui ont arrêté Guy Môquet et ses camarades, obéissaient aux ordres. Etaient-ils responsables ? Avaient-ils le choix ? Le ministre de l’Intérieur Pucheu et le sous-préfet Lecornu qui ont établi la liste des otages fusillés sont-ils coupables ? Mes élèves sont vifs d’esprit et ne manqueront pas l’occasion de faire d’eux- même des parallèles avec l’actualité : les policiers français et les préfets qui font du chiffre aujourd’hui, en condamnant à une mort certaine les sans-papiers qui ont fui leur pays, sont-ils responsables ? Sont-ils des criminels ? De même, le professeur qui devrait enseigner le sens de la critique, l’exigence de la vérité et qui se fait l’instrument du pouvoir en obéissant, est-il complice du pouvoir ? En cours de philosophie nous pourrons aborder à partir de ces interrogations la thèse d’Hannah Arendt sur la banalité du mal. Inévitablement par voie de conséquence, le débat portera sur le sens de la révolte et de la désobéissance. Peut-on désobéir à la loi ? Nous reviendrons alors sur le sens de la révolte du jeune Guy Môquet et sur la question de l’engagement.

Monsieur le Ministre, j’aurais aimé que vous puissiez venir expliquer à mes élèves que la mort de Guy Môquet n’a pas été inutile. J’aurais aimé que vous leur expliquiez comment, en créant une fonction publique forte au service de l’intérêt commun, le gouvernement issu de la Résistance avait, à la Libération, posé les bases d’une société juste fondée sur la solidarité et le respect de la dignité de tous, d’une société qui ne se fermait pas aux exilés victimes de toutes les guerres qu’elles soient politiques ou économiques. J’aurais aimé que vous puissiez leur expliquer le sens de votre engagement à servir l’intérêt commun en leur donnant de vrais moyens pour étudier, de vrais moyens pour se construire comme des femmes et des hommes libres. Malheureusement, même si vous faisiez l’effort du déplacement, je crains que vous ne puissiez être crédible. Nous lirons la lettre de Guy Môquet alors que nous ne pouvons plus assurer les heures d’éducation civique obligatoires. Mes élèves ne sont pas dupes et c’est ce qui me donne de l’espoir dans l’avenir.

Aline Louangvannasy, professeur de philosophie au lycée Rive-Gauche à Toulouse Secrétaire régionale de la CGT-Educ’action

27 septembre, 2007

Education – Lettre ouverte au Président de la République.

Classé sous coup de colere — maresistance @ 8:27

Améliorer la réussite scolaire de tous les jeunes, il n’y a rien de plus
urgent ! Vous semblez découvrir ce que nous n’avons cessé de dénoncer :
après des années de progrès constants, de hausse du niveau de formation
des jeunes, le système éducatif peine encore à remédier à l’échec
scolaire de milliers de jeunes en difficulté.

Mais il est d’autant plus urgent de traiter cette crise qu’elle
s’inscrit dans une société où grandissent les inégalités sociales et
territoriales. Les difficultés dans l’école renvoient à des difficultés
vécues au quotidien hors de l’école par des milliers d’enfants et de
jeunes. Non, tous les enfants n’ont pas les mêmes chances au départ,
tous les jeunes n’ont pas les conditions de vie, de santé, d’équilibre
qui leur permettent, sans accompagnement, d’accéder aux apprentissages,
de se projeter dans l’avenir.

Aider efficacement les jeunes les plus en difficulté, former les
enseignants pour cela, combattre les inégalités sociales et le danger
que représenterait l’instauration d’une école à deux vitesses, ouvrir un
avenir positif pour tous les jeunes, rien de plus difficile, rien de
plus compliqué sans doute, mais rien de plus indispensable pour les
jeunes, pour nous, pour l’avenir du pays. C’est pourquoi l’Ecole doit
réussir à se transformer.

C’est ce défi-là que doit relever le service public d’éducation, parce
qu’il est le seul à pouvoir le faire, pour tous, et pas seulement pour
les plus favorisés ou les « méritants ». C’est une question d’avenir,
c’est un enjeu de démocratie. « Egalité des chances » ou
« ambition-réussite », ces grands mots, tout comme les polémiques stériles
sur les méthodes d’enseignement, ne peuvent tenir lieu de politique de
transformation démocratique de l’école.

Au contraire, supprimer des milliers de postes, réduire l’offre
d’enseignement pour tous, libéraliser la carte scolaire pour laisser se
développer des ghettos scolaires, jouer la concurrence entre
établissements, annoncer un collège éclaté, favoriser l’école privée,
c’est menacer gravement le service public. Comment avancer avec une
politique guidée par la seule réduction des coûts ? Tristement
historique, la suppression de 11 200 emplois dans l’éducation nationale
(et peut-être plus dans les années à venir), s’ajoutant aux milliers
déjà subies, annonce encore plus de précarité, de difficultés, pour
tous, personnels, familles, élèves. C’est inacceptable.

L’école, les enfants et les jeunes méritent mieux. L’avenir des enfants
d’aujourd’hui, leur formation de citoyen et leur insertion
professionnelle ne peuvent pas se réduire à un problème de « rentabilité »
du système, encore moins s’organiser en sélections successives avant le
collège, les lycées ou l’université.

Leur avenir se joue dès la maternelle, il se joue dans des classes moins
chargées, dans un collège pour tous, dans la mise en oeuvre de
pédagogies et d’organisations prenant en compte chacun, permettant
l’accès de tous aux savoirs, à la culture. Il se joue certes avec des
études dirigées, mais aussi et surtout avec une meilleure cohésion de la
communauté éducative, des enseignants formés, des personnels pour
accompagner, aider à tous les niveaux enfants et adolescents.

Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre
école publique en mettant au coeur la réussite de tous les jeunes. Nous
voulons pour cela d’autres choix, un autre budget, une autre politique.
Confédération étudiante, CRAP-Cahiers pédagogiques, FAEN, FCPE,
FERC-CGT, FIDL, FSU, GFEN, ICEM-Pédagogie Freinet, Ligue de
l’enseignement, SGEN-CFDT, UNEF, UNL, UNSA Education.

 

Ce texte – pétition peut être signé en ligne : www.lettreouverteaupresident.org/?petition=1

 

21 septembre, 2007

M SARKOZY EBRANLE LES FONDEMENTS DE LA REPUBLIQUE

Classé sous coup de colere — maresistance @ 14:27

                                                                                                        

COMMUNIQUE DE PRESSE de Résistance sociale

Mme Parisot s’est félicitée du discours « FONDATEUR », « HISTORIQUE » de M Sarkozy. C’est en réalité un discours destructeur, METTANT FIN A NOTRE MODELE SOCIAL REPUBLICAIN, issu du Conseil National de la Résistance.  

  

Ce modèle s’est caractérisé par un fort secteur public, les nationalisations, l’ Education nationale, la Recherche publique, la Sécurité Sociale pour tous, la retraite à 60 ans, les 35 heures, les protections contre le chômage,  le CDI, le Code du travail et  les conventions collectives, l’échelle mobile des salaires jusqu’en 1983…Cette politique a permis à la France de devenir la 4ème puissance du monde, à la population de voir son niveau de vie augmenter 

  

Certes la mondialisation libérale initiée par Reagan et Thatcher, relayée en France par tous les gouvernements depuis 1983,  a déjà beaucoup écorné notre modèle social. Mais M Sarkozy veut y mettre un point final en imposant son « NOUVEAU CONTRAT », qui n’est que le RETOUR AU 19ème siècle :   

  

Offensive contre la Sécurité Sociale : Nouvelles franchises, TVA sociale bientôt (mais nouvelles exonérations de cotisations employeurs), allongement de l’âge de la retraite – la référence à  60 ans étant remplacée par l’activité des 55 -65 ans-, sortie du 100 % de la Sécurité Sociale des maladies mortelles coûteuses –Sida, cancer, diabète, Alzheimer…-, des handicapés, des dépendants, sommés de prendre des assurances privées, capitalisation, … 

  

Dans le Privé fin des 35 heures, flexibilité, mobilité, fin du CDI,  diminution de la sécurité que représentent encore les indemnités chômage et les indemnités de licenciement lorsqu’il est abusif, fin du SMIC, conventions collectives vidées de contenu par la primauté de la négociation au niveau entreprise… 

  

Dans le Public suppression de postes par dizaines de milliers, y compris les secteurs régaliens, fin du statut, mépris des fonctionnaires affublés d’un droit au départ avec pécule, privatisations… 

  

Il n’y a aucun dialogue social: juste une piètre parodie des pires méthodes de gestion du privé infligée aux syndicats, genre: « JE fixe les objectifs – intangibles-, vous mettez au point et exécutez ». Et en plus Sarkozy remet en cause le droit de grève dans les transports dans un 1er temps 

  

M Sarkozy a parfois vis-à-vis de l’Europe des propos qu’on pourrait approuver (critique de l’Euro fort, de l’indépendance de la BCE…). Mais c’est une ruse : dans la réalité il tente de faire approuver dans le dos du peuple le « mini Traité » qui est  la reprise quasiment à l’identique de la Constitution rejetée par les français. Ce traité modificatif grave dans le marbre  l’indépendance de la BCE…Comme dit le père de la Constitution, Giscard d’Estaing : « Les gouvernements européens se sont mis d’accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler. ».  

Sarkozy a promis à Bruxelles que ses reformes leur plairait. C’est exact. Bon élève il respecte absolument toutes les lignes directrices et autres livres blancs 

  

Résistance sociale appelle à participer aux rassemblements contre les nouvelles franchises le 29 septembre dans toute la France (Ile de France : gymnase Japy, Paris 11ème à 14 heures) 

Résistance Sociale soutient la grève des cheminots… le 18 octobre 

Résistance sociale appelle à la mobilisation la plus large possible, du privé comme du public, des jeunes, des actifs, des retraités, contre les réformes de régression sociale de MM Sarkozy – Fillon

13 septembre, 2007

Maintenant, A GAUCHE !

Classé sous Evenements — maresistance @ 7:39

FORUM – DEBAT

Samedi 20 octobre 2007 de 9h30 à 20h30

à PARIS

Vers une nouvelle force politique

pour une gauche de transformation sociale

Les élections ont porté au pouvoir une droite dure, ultra-libérale et conservatrice. Cadeaux fiscaux aux riches, peines plancher, remise en cause du code du travail et du droit de grève, franchise médicale, nouvelle loi contre les immigrés… : les conséquences sont immédiates.

L’opposition doit être à la hauteur. Sur le plan social, bien sûr, mais aussi sur le plan politique.Les principaux responsables du PS préparent une « rénovation » qui pousse à son terme le choix social-libéral, renie les fondamentaux de la gauche et prépare déjà des alliances au centre. Comment, sur cette base, opposer une logique alternative à la droite sarkozyenne ?

À la gauche du PS, les divisions bloquent l’émergence d’un projet transformateur. Aucune force existante, à partir d’elle ou autour d’elle, ne peut le faire naître. Le temps nous est compté. Une nouvelle force politique, pluraliste et moderne, s’impose. Une gauche de gauche qui affiche l’ambition de remettre en cause la logique d’un capitalisme mondialisé et destructeur, de redistribuer les richesses, de faire vivre l’égalité et la solidarité, de prendre le parti des combats pour la liberté et l’émancipation et de promouvoir un nouveau développement humain et une démocratie renouvelée. Une gauche qui, sur ces bases, s’adresse à tous, socialistes, communistes, écologistes, militants d’extrême gauche, républicains de gauche, féministes, altermondialistes. Une gauche en phase avec les quartiers populaires, les nouvelles générations militantes et l’engagement de milliers d’acteurs sociaux et culturels. Une gauche qui fait du neuf.

L’étau ne doit pas se resserrer entre un parti qui renonce à changer la vie et une gauche de témoignage.

Nous décidons de mettre toute notre énergie en faveur de la création d’une force nouvelle, résolument à gauche, qui s’inscrive dans le champ politique avec la volonté d’y bouleverser les rapports de force et de donner à un projet de transformation la majorité qu’il mérite. Nous voulons le faire avec toutes celles et ceux qui partagent cet objectif.

Contact : maintenantagauche@orange.fr

Site : http://www.maintenantagauche.org

 

Maintenant, A GAUCHE !

FORUM – DEBAT

Samedi 20 octobre 2007 de 9h30 à 20h30 à PARIS

Programme :

Accueil : 9H30

Introduction de la journée : 9h45-10h00.

Table-ronde 1 : 10h00-12h00

Comment résister à l’offensive tous azimuts de Sarkozy ?

Les mesures législatives du programme présidentiel se mettent en place. Le démontage social et républicain est en marche. Comment s’opposer à une série de mesures diversifiées, mais qui dessinent projet global qui veut mettre la société française aux normes de lamondialisation capitaliste ?

Interventions de syndicalistes, acteurs sociaux, universitaires, politiques…

Débat avec la salle.

Table-ronde 2 : 14h00-16h00

Qui doit décider et comment : les peuples ou les marchés ?

Hyperprésidentialisation de la V° République, poids accru des multinationales et des marchés financiesr sur les politiques publiques, nouveau Traité européen contournant la volonté populaire… la démocratie est toujours plus appauvrie. Comment conquérir une nouvelle capacité d’intervention des citoyens sur leur avenir ?

Interventions d’économistes et universitaires, acteurs sociaux, responsables politiques…

Débat avec la salle.

Grands témoins : 16h30-17h00

Recompositions à gauche en Europe.

Interventions de représentants de Die Linke (Allemagne) et du Bloc de Gauche (Portugal).

Table-ronde 3 : 17h00-20h00

Vers une nouvelle force politique pour une gauche de transformation sociale ?

Après 2002, la réplique de 2007 dessine une défaite sévère, mais aussi profonde car politique, idéologique et culturelle. Un nouveau projet de transformation répondant aux défis de notre temps peut-il se dessiner à partir des organisations actuelles à gauche ? Une nouvelle force politique n’est-elle pas l’instrument nécessaire d’une véritable alternative ?

Interventions de responsables de différentes organisations et courants politiques de gauche.

Débat avec la salle.

Conclusion de la journée : 20h00-20h15.

12 septembre, 2007

IBM pour une médecine du travail aux ordres ?

Classé sous coup de colere — maresistance @ 18:05

Article publié le jeudi 30 août 2007 dans   »le Patriote ». Journal progressite de la Côte d’Azur.

Alors que les phénomènes modernes de souffrances au travail se multiplient, nés du stress, de la course à l’intensification du travail, aux « performances individuelles » et au « mérite », sur le site d’IBM La Gaude, c’est un médecin du travail faisant insuffisamment allégeance aux normes patronales de « management » qui est en butte à l’hostilité de la direction de l’entreprise.

C’est le syndicat CGT d’IBM La Gaude qui par un communiqué de presse rend la situation publique.

Il indique « nous avons appris que le médecin du site d’IBM La Gaude, le docteur George Garoyan a fait l’objet par la direction locale d’une demande de remplacement auprès de son employeur ». Officiellement pour une raison de manque de « communication ». Comme le souligne le syndicat « le manque chronique de personnel médical prête à suspicion quant à cette demande et d’autre part le job d’un médecin du travail est de faire passer des visites médicales dans le secret de la confidentialité pour délivrer une aptitude ou une inaptitude à travailler aux salariés. Alors qu’entend la direction par manque de communication ? »

Après différentes investigations, le syndicat CGT met à jour ce qu’il considère être les véritables motivations de la demande de remplacement du médecin du travail :« En fait le Docteur Garoyan s’inquiète de la santé très dégradée du personnel en raison des conditions de travail et il a déplu à la direction que le médecin refuse de lui transmettre des données confidentielles sur certains salariés…en clair ce médecin serait trop curieux et ne collaborerait pas ».

Pour le syndicat la direction locale d’IBM révèle ici sa véritable conception du « dialogue » et de la « mise en place d’actions de prévention » qui s’apparente plutôt à « des actions d’intolérable répression et de scandaleuses tentatives d’intimidation d’accès à nos dossiers médicaux confidentiels ».

Affirmant sa solidarité active avec le médecin, et sa vigilance pour alerter les salariés sur cette situation, la CGT dit sa résolution à ne pas laisser cette situation inacceptable sans suite, d’autant que des dérives précédentes ont déjà été connues dans l’entreprise.

Le syndicat a saisi l’inspection du travail qui s’est rendu dans l’entreprise. Quant au médecin, il a donné son accord au concours de la CGT pour le défendre.

A l’heure où de Renault à Peugeot, d’Areva à EDF, et à IBM même, les cas de souffrances au travail, voire de dramatiques suicides, se multiplient, révélateurs du mal qui contamine ces grandes entreprises, nous reviendrons dans notre prochaine édition sur l’évolution de cette situation à La Gaude.

« Grenelle » de l’Environnement :Associations et syndicats unis pour une réelle

Classé sous Evenements — maresistance @ 13:31

Paris, le 10 septembre 2007

Dans le cadre de l’atelier « transports » du Grenelle de l’environnement, les représentants CGT,

CFDT, FO, CFE-CGC, la fédération France Nature Environnement, la Fédération Nationale

des Associations d’Usagers des Transports, le Réseau Action Climat – France* (RAC-F),

Les Amis de la Terre*, WWF*, Greenpeace* et la Fondation Nicolas Hulot s’accordent pour :

- Proposer ensemble des mesures de promotion d‘une politique durable des transports des

personnes et des marchandises en France.

- Comme mesure d’urgence, demander de surseoir à toute nouvelle décision de réduction des

capacités de la SNCF entreprise publique de transport ferroviaire des marchandises.

1. Des revendications communes pour une inversion des priorités de la politique des

transports.

Les signataires rappellent que la lutte contre le réchauffement climatique est une priorité majeure

du « Grenelle de l’environnement ». En France, les émissions de gaz à effet de serre des

transports représentent 26% des émissions et ont connu une progression de 23% depuis 1990, ce

qui donne à ce secteur d’activités de lourdes responsabilités. En cause, la domination du trafic

routier de personnes et de marchandises qui concentre 92% des rejets de gaz à effet de serre des

transports, dont plus de la moitié pour la voiture individuelle.

Constatant que la priorité absolue à la route engendre des nuisances considérables à la

collectivité (contribution majeure à l’effet de serre, pollutions locales et globales, bruit, accidents,

conditions de travail des conducteurs, emprise au sol, dégradation paysagère, etc.), les

organisations syndicales et de défense de l’environnement soutiennent ensemble les propositions

suivantes, nécessaires à la mise sur pied d’une véritable politique écologiquement et socialement

responsable des transports.

Celles-ci supposent notamment que l’Etat prenne les mesures pour imputer au transport routier

ses coûts environnementaux et d’infrastructures, et investir dans les infrastructures permettant de

développer les modes alternatifs, ce qui permettra de notamment relancer le fret ferroviaire et les

transports fluviaux et maritimes.

Les organisations signataires demandent donc que les mesures suivantes soient prises lors du

« Grenelle » :

- La définition d’un plan national de réduction du trafic routier, comportant des objectifs

chiffrés, en lien avec les objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

- Conséquemment, le classement du transport de fret ferroviaire, fluvial et par cabotage

maritime au rang d’intérêt général, ce qui suppose de réelles obligations de service public

assignées par l’Etat et, en l’absence de péréquation possible entre les différentes activités des

entreprises concernées, une intervention des pouvoirs publics (Etat et Régions) pour les soutenir.

- La planification du transfert modal vers les modes sobres en carbone, ce qui suppose une

réelle remise à niveau de l’infrastructure ferroviaire, et des investissements pour développer des

plate-formes multimodales raccordées au réseau ferroviaire et fluvial.

- La mise en place d’une écoredevance sur le transport routier de marchandises, dont les

recettes seront affectées aux transports ferroviaires, fluviaux, maritimes et combinés, cette

politique devant s’étendre au niveau européen.

- L’augmentation substantielle des financements publics permettant le développement des

transports collectifs de voyageurs.

- La priorité au ferroviaire et au fluvial dans leur domaine de pertinence, en utilisant le

transport routier de marchandises dans un rôle complémentaire (essentiellement acheminements

terminaux) aux modes doux, ce qui permettra de repenser la configuration des véhicules (gabarit

réduit) et de revoir les conditions de travail de son salariat.

2. Un constat commun. Une réaction commune aux décisions récentes de la SNCF sur le

fret

Le grand écart entre les discours et les actes doit cesser. Si le gouvernement veut être

cohérent et ambitieux sur la question des transports et du réchauffement climatique, il doit

impérativement demander à la SNCF, dans le cadre de son pouvoir de tutelle, de renoncer à ce

projet. Cette dernière doit surseoir à toute décision de réduction des capacités humaines et

d’infrastructures de transport ferroviaire de marchandises et doit préparer, en accord avec l’Etat,

un réel plan de transfert du fret de la route vers le rail.

Les nouvelles décisions de la SNCF concernant son activité de transport de marchandises

montrent qu’elle s’apprête à réduire très fortement son activité dans le domaine des « wagons

isolés » et à cesser l’exploitation d’un certain nombre de sites, comme des gares de triages et des

lignes capillaires. En effet, en pleine pause estivale, la SNCF, établissement public sous tutelle

directe de l’Etat, a décidé de fermer dès fin novembre, 262 gares au transport de marchandises

(wagons isolés), dont des gares aussi importantes que Le Mans, Poitiers, Saint Pierre des Corps,

Limoges… pas moins de 19 villes-préfectures sont concernées. Elle vient d’allonger la liste de 142

à 191 supplémentaires, portant à un quart des points de desserte qui pourraient disparaître.

Ces trois dernières années, le fret ferroviaire a reculé de 13% en volume (beaucoup plus en parts

de marché) dans le cadre du dernier plan de redressement des comptes de fret SNCF (Plan

Veron) et la situation financière de Fret SNCF ne s’est nullement améliorée. Et il est fort à craindre

que ces nouvelles fermetures de gares et suppressions d’emplois entraînent des suppressions

supplémentaires de lignes ferroviaires alors qu’une expérimentation de fret de proximité (wagons

isolés), dans laquelle la SNCF devrait s’engager, est très fortement soutenue par les donneurs

d’ordre industriels. Les fermetures ne seraient pas sans conséquence sur les transports collectifs

de voyageurs rendant l’usage de la route inéluctable.

3. Mobilisation sociale

L’intersyndicale, FNE, la FNAUT, la FNH le RAC- F*, Les Amis de la Terre*, WWF*, Greenpeace*

prendront dans les prochains jours les initiatives nécessaires pour faire valoir, auprès des acteurs

économiques et de la population, la nécessité de revoir en profondeur la politique des transports

en France en soutenant ces mesures.

*Membres de l’Alliance pour la Planète

Front uni Associations-Syndicats lors du Grenelle de l’environnement.

Classé sous Evenements — maresistance @ 13:29

 

Paris, le 10 septembre 2007 – Les représentants des organisations environnementales et

des syndicats1 ont décidé de faire front commun dans l’atelier transports du Grenelle de

l’environnement afin de se dresser contre l’annonce de la fermeture de nombreuses gares

de fret par la SNCF.

Fait sans précédent : ce lundi 10 septembre, dans l’atelier transports du Grenelle de

l’environnement, les organisations ont déposé une contribution commune2, qui défend une réelle

politique de transports durable.

Le grand écart entre les discours et les actes doit cesser, si l’on veut que le Grenelle soit autre

chose qu’une opération de communication et si le gouvernement ne veut pas perdre tout crédit sur

sa démarche.

Les organisations environnementales et syndicales signataires de la contribution commune

demandent de surseoir à la décision de réduction de capacités humaines et

d’infrastructures ferroviaires et exigent de l’Etat et de la SNCF, entreprise publique, un plan

ambitieux de transfert du fret de la route vers le rail.

Les représentants des organisations environnementales et syndicales ont fait valoir ensemble une

série de propositions, sur l’organisation des transports en général et en particulier sur la situation

très préoccupante du fret ferroviaire qui est pourtant le mode de transports de marchandises le

moins émetteur de gaz à effet de serre. Ils demandent par conséquent au Grenelle d’adopter ces

mesures et de les mettre en oeuvre rapidement par le MEDAD.

Par ailleurs, sur cette base unitaire, les organisations signataires prendront des décisions de

mobilisation et d’action nécessaires, associant la population, pour faire valoir la prise en compte

d’une politique écologiquement, économiquement et socialement responsable des transports.

Contacts presse :

Réseau Action Climat : Olivier LOUCHARD 06.26.40.07.74

France Nature Environnement : Michel DUBROMEL : 06.82.52.11.81

FNAUT : Jean SIVARDIERE : 04.76.75.23.31

CGT : Daniel GENESTE 06.81.75.21.54

CFDT : Jean Pierre BOMPARD 06.81.53.53.50

CFE-CGC : André PROVENSAL 06.07.45.79.70

1 Les Amis de la Terre*, Réseau Action Climat – France*, Greenpeace*, WWF* (*membres de l’Alliance pour

la planète), FNAUT, Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, CGT, CFDT, CFE-CGC, FO

2 voir texte complet ci après

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